Notre coup de coeur au cinéma – un événement

affiche_big_cp383424Les Trois Soeurs du Yunnan
De Wang Bing
Genre : Documentaire – Nationalité : Hongkongo-franco-chinois
Durée : 2h33min – Année de production : 2013
Titre original : San zimei
Date de sortie : 16 avril 2014
La vie de trois jeunes soeurs dans un village du Yunnan, en Chine. L’aînée, 10 ans, s’occupe des deux plus petites, qui ont 6 et 4 ans. Elle fait toutes les tâches domestiques et les travaux dans la maison. Les trois fillettes ne vont pas à l’école, et travaillent quotidiennement dans les champs. Parfois, elles aident leur grand-mère ou leur tante en échange d’un repas. Un jour leur père, qui était parti à des centaines de kilomètres pour trouver du travail, et tenter de les sortir de leur existence misérable, revient. Il emmène les deux plus petites avec lui. L’aînée reste alors au village, encore plus confrontée à la solitude…

 

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Prestations sociales

le-nouveau-plan-de-rigueur-bloque-les-prestations-sociales-116A l’issue du Conseil des ministres du 16 avril, Manuel Valls a présenté sommairement les pistes retenues par le gouvernement pour trouver les 50 milliards d’euros nécessaires au « programme de stabilité » des finances publiques.

Manuel Valls a confirmé ce mercredi les grandes lignes de la ventilation des 50 milliards d’économies projetés, à savoir 18 milliards pour l’Etat, 11 milliards pour les collectivités territoriales et 21 pour la protection sociale.

C’est sur ce dernier volet que le Premier ministre était attendu, car il touche directement au porte-monnaie de millions de Français. Et voici les pilules que les Français vont devoir absorber dans les prochains mois :

  •  Gel des prestations sociales : l’ensemble des prestations sociales ne sera pas revalorisé jusqu’en octobre 2015. C’est-à-dire que les allocations familiales, l’ARS et la Paje entre autres n’augmenteront plus jusqu’à cette date. Généralement, elles l’étaient chaque année en tenant compte de l’inflation.
  • Cette mesure devrait se traduire mécaniquement par une perte de pouvoir d’achat de l’ensemble des foyers qui en bénéficient. Mais seront épargnées les personnes qui touchent le minimum vieillesse ainsi que tous les minima sociaux (RSA, ASS, allocation adulte handicapé), qui eux continueront à évoluer au rythme de l’inflation.
  •  Pas de revalorisation du RSA : « les engagements de revalorisation exceptionnelle décidés dans le plan pauvreté de janvier 2013 pour le RSA, le complément familial et l’allocation de soutien familial sont confirmés. Mais ces revalorisations seront décalées d’une année », a annoncé le Premier minsitre. Le 1er septembre 2014, les bénéficiaires devaient être augmentés de 2%. Ils devront attendre un an de plus pour ce coup de pouce qui s’incrivait dans le plan de lutte contre la pauvreté.
  •  Gel des pensions de retraites : comme les prestations sociales, les pensions du régime de retraites de base seront gelées jusqu’en octobre 2015. De quoi économiser 1,3 milliard d’euros par an selon le Premier ministre. Pourront être concernées les retraites complémentaires (2 milliards d’euros). Les 11,8 millions de retraités attendront donc 18 mois pour voir leur pension revalorisée puisqu’elle ne l’a pas été depuis avril 2013.
  •  Gel du point d’indice des fonctionnaires : les fonctionnaires vont une nouvelle fois être mis à contribution pour permettre à l’Etat de trouver des marques de manoeuvres financières. Bloqué depuis 2010, leur point d’indice, un indicateur qui sert de base pour déterminer leur rémunération, sera encore à nouveau gelé l’année prochaine.
  •  Moins de fonctionnaires : « les effectifs des ministères, hors sécurité et Justice, continueront de diminuer, a aussi indiqué Manuel Valls. Nous allons rationaliser les agences de l’Etat à l’exception de Pôle Emploi et des universités. Elles devront faire des efforts sur leurs frais de fonctionnement. »

chat1Les classes moyennes sont encore mises à contribution ….

alors que certaines bénéficient d’avantages  … les régimes spéciaux ( dont les intermittents du spectacles sur lesquelles des mesures correctives sont maintenant rejetées par Filippetti).

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Les généreuses primes de cabinet en 2013

prime-salaireC ‘est la crise .. pas pour tout le monde.

449 membres des équipes ministérielles se sont réparti 12 millions d’euros de façon très inégale. Douze écuries dont celles de Filippetti ou Lebranchu étaient mieux traitées que la garde rapprochée du premier ministre.

Qu’ont en commun Aurélie Filippetti, Manuel Valls, Cécile Duflot, Marylise Lebranchu, Bernard ­Cazeneuve, Vincent Peillon ou Fleur ­Pellerin?

Ils ont alloué l’an dernier à leurs équipes des primes plus élevées que celles accordées par Jean-Marc Ayrault à sa propre garde rapprochée à Matignon.

Parmi les 565 membres des cabinets du gouvernement Ayrault déclarés au 1er août 2013, 449 très précisément se sont répartis l’an dernier plus de 12 millions d’euros de «primes de cabinet», des rémunérations aujourd’hui officialisées, mais sur lesquelles continue de régner une certaine opacité.

Les ministres les plus généreux ont distribué par collaborateur plus de 3500 euros mensuels (soit 42.000 euros par an) de revenus bruts complémentaires.

Plus de deux smics par mois, en somme. En plus du salaire donc. Et il ne s’agit là que d’une moyenne.

Le premier ministre, pour sa part, consentait un peu plus de 2700 euros par mois et par personne en moyenne (soit 33.000 euros par an). C’est ce que révèlent les 100 pages de tableaux du dernier «jaune budgétaire» annexé au projet de loi de finances 2014 sur les «personnels affectés dans les cabinets ministériels».

Un document aride et visiblement négligé, qui a été décortiqué pour tenter de comprendre qui a touché combien en gratifications l’an dernier.

À l’heure où le nouveau chef du gouvernement, Manuel Valls, dit vouloir traquer l’embonpoint dans les budgets de l’État, notre palmarès des primes ministérielles témoigne que la République sait, pour le moins, récompenser ses serviteurs. Pour éviter toute confusion, nous avons pris le parti de ne détailler que les indemnités des équipes politiques qui composent les ministères. Nous avons volontairement écarté les personnels de cabinet chargés des «fonctions de support», tels les gardes du corps, chauffeurs, secrétaires, cuisiniers, serveurs, maîtres d’hôtel, femmes de chambre, qui représentent environ 2500 personnes, et dont les primes oscillent individuellement entre 200 et 500 euros par mois.

 imagesPour compenser les servitudes de la fonction

«Indemnité pour sujétions particulières» (ISP). C’est sous ce vocable pudique que l’administration qualifie les enveloppes qui se distribuaient autrefois de la main à la main et que Lionel Jospin, dès 2002, a souhaité intégrer dans les fiches de paie des collaborateurs de ministres. Ces bonus sont accordés en principe pour compenser les servitudes de la fonction. Avec 42.000 euros de complément de revenu annuel par personne, c’est donc à la

Décentralisation, chez Anne-Marie ­Escoffier, pourtant simple ministre déléguée, que les membres de cabinet étaient les mieux lotis en 2013. Une situation enviable qu’ils partageaient avec l’écurie Filippetti, qui arrive en deuxième place, à équivalence de primes. Un «fromage» la Culture? Le ministère qui défend bec et ongles les intermittents du spectacle ne s’est pas oublié.

La médaille de bronze échoit au cabinet de la discrète Sylvia Pinel, qui officiait au ministère de l’Artisanat, du Commerce et du Tourisme, versant 40.000 euros de primes annuelles en moyenne à huit des treize collaborateurs déclarés dans les documents budgétaires.

 Surprise:

l’équipe de Nicole Bricq, ­cette ministre du Commerce qui fit polémique en clouant au pilori la cuisine de l’Élysée lors de la récente visite du président chinois à Paris, entre dans le «top 10» des ministères où l’on était mieux traité qu’à Matignon. Sa garde rapprochée a perçu en 2013 plus de 34.000 euros brut de prime par personne. «Pas si “dégueulasse” que ça la cuisine ministérielle», ironise un préfet qui a bien connu cette oubliée du nouveau gouvernement.

Christiane Taubira, Laurent Fabius, Arnaud Montebourg, Benoît Hamon, Marisol Touraine, Jean-Yves Le Drian, Najat Vallaud-Belkacem ou Stéphane Le Foll ont su, pour leur part, selon un haut fonctionnaire de Bercy, «rester dans les clous», ne lâchant guère plus de 2200 euros de primes par mois à leurs troupes en moyenne.

Les ministres les moins généreux ou les moins bien dotés étaient aux Anciens combattants ou aux Personnes handicapées, avec 1000 euros mensuels par collaborateur.

 Et c’est Michel Sapin

qui ferme le bal, avec une modeste rallonge de 670 euros brut mensuels pour les siens, quand il sévissait au ministère du Travail.

À croire que sa propension à tenir serrés les cordons de la bourse le pré­disposait à occuper sous Valls les Finances et les Comptes publics.

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Source Le Figaro 
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