
Vendredi 27 mai 2016
Montmorency – La mare aux Champeaux à partir de 19h




Si l’on additionne cette peur de la pénurie, ces images archaïques de files d’attente aux pompes à essence, les préfectures qui demandent aux gens de faire preuve de sens civique, les gens qui se débrouillent, l’idée que l’on va manquer d’essence.

Si l’on additionne ces images archaïques à celles que l’on a vu répétées de violences autour des manifestations, de protestations contre la loi travail, et bien on a le sentiment d’un pays qui n’est plus tenu, qui part en morceau, qui se disloque littéralement, sans parler des considérations sur les stratégies internes de tel ou tel syndicat, pourquoi la CGT est gauchiste, et pour des considérations de survie prend la population en otages, sans se soucier de ce que ressentent les gens ordinaires dans un pays normal .
Vous n’avez pas remarqué, mais il y a exactement une semaine dans un grand journal, Ouest-France, un éditorial incendiaire a été publié en date du 15 mai, qui s’intitule « violence à Rennes ça suffit ». Éditorial signé par Monsieur François Régis Hutin, c’est à dire qu’il est important, puisqu’il est signé du Président de ce journal, journal des modérés, de la démocratie chrétienne, qui n’en peut plus. Il dénonce l’impuissance totale du pouvoir ; va t’on vivre encore une année en France dans ce climat insurrectionnel, une année entière c’est-à-dire jusqu’à la fin du mandat de François Hollande.
Ce même journal ironisait sur le voyage en Afrique de François Hollande pendant que le pays se disloque ; regardez maintenant ce qui se passe cette fois, c’est Manuel Valls, premier ministre en voyage à l’étranger pour des raisons honorables, la Grande France, capable de ramener la paix au Proche-Orient, ou bien pourquoi pas un devoir de mémoire, mais pendant ce temps là, ici, le pays n’est plus tenu en arrière, ici cela ne va pas pendant que les dirigeants se promènent.
Un pouvoir impuissantUn pouvoir impuissant à tenir ses promesses essentielles.
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Dans son ouvrage L’imposture de l’art contemporain (Ed. Eyrolles), l’artiste Aude de Kerros dénonce l’utopie financière qui entoure l’art contemporain. Elle assure que grands collectionneurs, mécènes et administrations sont complices pour fabriquer artificiellement la cote des œuvres d’art et tirer les prix vers d’hallucinants sommets :
Aude de Kerros : « L’art contemporain est devenu une liquidité internationale puisque dans la globalisation, un certain nombre de gens font circuler de l’argent de poche sans que les douanes, les banques ou le fisc y mettent le nez… »
Aude de Kerros est graveur, peintre et essayiste. Elle a publié de nombreux ouvrages comme «L’art caché : les dissidents de l’art contemporain» ou «1983-2013 Années noires de la peinture : Une mise à mort bureaucratique ?». Lauréate du Prix Adolphe Boschot de la critique d’art en 2012, elle publie régulièrement des articles de décryptage dans différentes revues. Dans son dernier livre, intitulé «L’imposture de l’art contemporain», elle revient sur les liaisons dangereuses de l’artiste, du financier et du fonctionnaire dans l’art contemporain qui, dans ce domaine, constituent un trio infernal.

«L’imposture de l’art contemporain. Une utopie financière» d’Aude de Kerros est publié aux Éditions Eyrolles.
Maison de la Presse
Adresse : 25 Rue Carnot, 95160 Montmorency
Téléphone :09 75 98 24 71
Aude de Kerros répondra à vos questions, comme celles du Haut Parleur :
Le HP : Vous commencez votre livre en rappelant que lors de la crise financière et la faillite de Lehman Brothers, tout s’est effondré, sauf l’art contemporain. Ainsi, vous estimez que ce n’est pas de l’art, mais un placement purement financier…
Vous évoquez aussi cet art contemporain qui joue un rôle unificateur de l’humanité en conférant à chacun une place égale : chacun donne son avis, tout le monde a raison, tout le monde est artiste… N’est-ce pas aussi dans l’air du temps, où tout le monde est tout : on est écrivain quand on a un blog, cinéaste quand on publie une vidéo sur YouTube, chroniqueur ou éditorialiste quand on émet un avis à la télévision ou sur Internet sur les restaurateurs, les architectes, les décorateurs… Il n’y a plus de hiérarchisation avec des gens qui détiendraient le savoir au-dessus des autres…
Les réponses : Dimanche 22 Mai de 10 h à 13 h à la Maison de la Presse – Montmorency