Notre Dame de Paris – ses secrets

La Cathédrale de Notre Dame de Paris et

ses secrets dévoilés

Notre-Dame de Paris, monument emblématique Français.

Classée monument historique et Patrimoine Mondial de L’UNESCO, la Cathédrale de Notre Dame de Paris est l’un des édifices emblématiques de la France. Ce chef d’oeuvre de l’architecture gothique situé sur l’Île de la Cité dans le 4ème arrondissement en plein coeur du Paris médiéval, attire chaque année plus de 14 millions de visiteurs -dépassant de loin le Musée du Louvre, le Château de Versailles ou encore Montmartre.
Pourtant, bien des mystères s’y cachent! En connaissez-vous les secrets?

La Cathédrale n’a connu son heure de gloire qu’au XIXe siècle.

Ce lieu de culte gothique construit entre 1163 et 1345, a pourtant manqué de prestige et de renommé dans le passé .
Ce fut le cas par exemple sous l’Ancien Régime, où bien qu’étant l’une des plus vastes cathédrales de l’Occident, la Cathédrale de Notre Dame n’était rien de plus qu’un lieu de culte parmi bien d’autres. Durant des siècles, mis à part la célébration de quelques mariages de la royauté, tel que celui d’Henri de Navarre, futur Henri IV, avec Marguerite de Valois, ou encore le sacre de Napoléon Ier, tout autre grand événement se déroulait dans les lieux de culte avoisinants: en ce qui concerne les dépouilles des rois de France, elles seront déposées dans la Basilique Saint-Denis, la Cathédrale de Reims sera celle qui verra les couronnements de France et on gardera la Sainte-Chapelle, comme lieu d’abri des plus précieuses reliques de la chrétienté.

Lors de la Révolution Française, la Cathédrale peu respectée par la population, est l’un des premiers monuments religieux à être vandalisés. Vitraux, verrières, statuaires et autres objets sacrés sont complètement ravagés par les pilleurs.
C’est en 1792, lors du processus de déchristianisation, conduit par le Gouvernement Révolutionnaire de Paris, que le bâtiment dévastée de Notre-Dame devient bien national. Un an plus tard, l’édifice reconverti est appelé ‘Temple de La Raison’. On y organise ‘le culte de la Raison et de l’Être suprême’. Pendant les neuf années suivantes, la Cathédrale est utilisée comme entrepôt. Des milliers de tonneaux de vins de l’armée révolutionnaire y sont stockés.

Mais il faut patienter jusqu’en 1801, et l’arrivée de Napoléon Ier, pour que la Cathédrale soit enfin rendue au culte catholique. En effet, en 1802, la toute première cérémonie post-révolutionnaire (la messe de Pâques consacrant solennellement la promulgation du Concordat) y sera célébrée en présence de Bonaparte et d’officiels du Consulat.
Napoléon choisira la Cathédrale pour y être sacré Empereur en décembre 1804. La Cathédrale de Notre-Dame ne connaîtra pourtant une montée en popularité qu’en 1831.
Eugène Viollet-le-Duc, architecte français, entreprend la restaurationmajeure de l’édifice religieux de Notre-Dame, faisant de celle-ci la plus célèbrecathédrale parisienne.

Sorti en 1996‘Le Bossu de Notre-Dame’, long métrage-animé des studios Disney, s’inspire librement du roman ‘Notre-Dame de Paris’ de Victor Hugo, paru en 1831. La Cathédrale étant au centre de l’action de ces deux derniers.

La Cathédrale repose sur les vestiges d’anciennes églises

Il paraîtrait que notre fameuse Cathédrale de Notre-Dame soit construite à l’endroit même où d’autres lieux de cultes catholiques et non moins importants se tenaient alors déjà.
À cet emplacement précis, une église paléo-chrétienne du IVe siècle ainsi qu’une basilique carolingienne furent jadis bâties. Puis, vers la fin du haut Moyen-Âge, c’est sur les vestiges d’une église dédiée à la Vierge Marie, puis d’une autre dédiée à Saint-Etienne que la Cathédrale de NotreDame repose aujourd’hui.

Les dimensions de l’édifice selon le nombre d’or

Connaissez-vous le nombre d’or? ‘C’est est une proportion qui, appliquée à certaines formes, leur donne une esthétique appréciée. 1,61803398875’…Les architectes de l’édifice n’ont juré que par ces mesures aux proportions parfaites pour obtenir une telle splendeur et une telle harmonie lors de la réalisation de la Cathédrale de Notre-Dame. On retrouve ces mesures de la ‘règle du rectangle d’or’ dans la façade occidentale, mais aussi dans les encadrements des portes, ainsi qu’entre le vitrail principal et les deux tours.

Les ‘portes du diable’ de la Cathédrale

Selon la légende, au 13e siècle, un jeune et ambitieux ferronnier du nom de Biscornet est chargé de l’élaboration arabesque des portes latérales de NotreDame. Cette tâche s’avère herculéenne. Elle requiert des mois de dur labeur passés dans l’enceinte de son atelier, sous la chaleur des fournaises ardentes. Son travail enfin achevé, on le dévoile en l’accrochant aux portes, ce sera le dernier détail de finition apporté à la Cathédrale. Les parisiens sont époustouflés face à la finesse de ce chef-d’oeuvre. Jusqu’à présent, un tel niveau artistique ornemental n’avait encore jamais été atteint.
L’élégance et la complexité de son accomplissement habillaient avec perfection le splendide monument chrétien.
Mais apparemment, c’était trop beau pour être vrai.

Dans les années 1300, on croyait à la magie et aux mythes dur comme fer. Une rumeur courait dans les rues de Paris selon laquelle cet impressionnant travail ne pouvait être une oeuvre créée par le commun des mortels: ‘C’est sûr’, disait-on, ‘Biscornet a vendu son âme au diable en échange de ce chef-d’œuvre’!
On entendait même les récits de certains curieux qui, de visite à l’atelier de Biscornet, l’avaient trouvé endormi au sol, son projet mystérieusement terminé en un temps record. Les prêtres eux-mêmes affirmaient que Satan était derrière tout ça, que c’était bien lui qui avait verrouillé les portes de la Cathédrale, puisque ce n’est qu’en les aspergeant d’eau bénite, qu’ils réussirent enfin à les ouvrir.
Bien que Biscornet ait insisté sur le fait que cette réalisation n’était que le fruit de son propre labeur, il ne put malheureusement se défaire de ces accusations profanes.
Sa mort précoce et inexpliquée n’ont fait que confirmer ce que les gens pensaient de lui et de son pacte avec le diable. L’âme du jeune forgeron devait être a fortiori, le prix à payer.
Alors, légende ou réalité? On ne saurait dire. À ce jour, les experts en métaux ont du mal à trouver une explication plausible. Comment, à l’époque du Moyen-Âge, ce jeune homme aurait il pu réaliser, avec le peu d’outils mis à sa disposition, ce travail d’une telle splendeur et d’une telle finesse?
Biscornet: seul son nom attise la curiosité. Sa signification est étrange: ‘Bis’ qui signifie ‘deux’ ou encore ‘deux fois’ et ‘cornet’ qui tire son origine du mot ‘corne’, autrement dit : ‘celui à deux cornes’!
Ainsi, la prochaine fois que vous traverserez les portes de la Cathédrale, serez-vous de ceux qui s’extasient devant ce véritable chef d’oeuvre ou seriez vous plutôt du genre à vous cacher derrière un crucifix? Cela dit, vous pourriez tout aussi être de ceux qui apprécient tout simplement le paradoxe de ce qui pourrait bien être l’un des plus sombres secrets de la Cathédrale: les ornements des portes ou le fruit du travail de Lucifer en personne.

Quel est le trésor qui se cache dans la girouette de la Cathédrale?

Le coq, qui sert essentiellement de girouette, est perché au sommet de la flèche de Notre-Dame. En 1920, lors des travaux de rénovations, on découvre à l’intérieur de ce coq métallique, de la poussière d’os. On remplace donc rapidement cette poussière non identifiée par trois reliques, dont deux provenant de saints patrons de la ville: l’une d’elle est de Saint-Denis, la deuxième est de Sainte-Geneviève et pour finir, la dernière est l’une des 70 épines de la couronne du Christ. Placée à plus de 93 mètres de hauteur, ces reliques de grande importance sont un symbole de protection autant pour les habitants de la ville que pour que les nombreux fidèles de la Cathédrale.

La ‘forêt’ de Notre-Dame

Pour construire la Cathédrale, il a fallu abattre 1,3000 chênes. Chacun de ces arbres n’est autre qu’une poutre de soutien de l’énorme charpente aux dimensions surprenantes (100 mètres de long pour 10 mètres de hauteur, 13 mètres de large en ce qui concerne la nef et pas moins de 40 mètres pour le transept!). L’énorme quantité de bois utilisée est équivalente au nombre d’arbres qui se trouvent dans le Parc de Bercy, qui compte une superficie de près de 14 hectares! Autrement dit, l’équivalent d’une véritable forêt! D’où le surnom.

Les têtes des rois de la galerie, portées disparues pendant plus de 200 ans

À tort, aux fil des siècles, de nombreux citoyens parisiens étaient persuadés que la longue galerie de 28 statues qui longe la façade principale représentait les rois de France. En fait, ce n’était que les figures des rois du Royaume de Juda. C’est la raison pour laquelle, en 1793, les révolutionnaires s’en prennent aux statues qu’ils décident de toutes décapiter. Pendant près de deux siècles, elles restent introuvables. Tout à fait par hasard, en 1977, dans la cour d’un appartement de Paris21 têtes sont déterrées. Elles sont depuis conservées au Musée National du Moyen-Âge de Cluny.

À quoi ressemblerait notre fameuse Cathédrale sans notre bon vieux Viollet-le-Duc?

Au XIXe siècle, grâce à la rénovation du vieil édifice par Eugène Viollet-le-Duc, les statues décapitées ont retrouvé un visage. L’architecte a en effet profité de l’occasion pour faire sculpter sa propre tête et l’intégrer à la lignée des rois. Ainsi, le visage de la huitième statues en partant de la gauche n’est autre que celui de lui-même!
Mais il semblerait que sa représentation royale ne l’ait pas entièrement comblée, puisqu’il se représente également en Apôtre, et qui plus est, le seul qui fait face à l’édifice.
Une façon comme une autre de signer son oeuvre!

« Cachez ce que je ne saurais voir… »

Louis XIII et Anne d’Autriche ont attendu très longtemps la naissance de leur premier enfant, le futur Roi soleil. Pour tenter d’accélérer les choses, ils ont élevé un autel à la vierge de Liesse, connue pour guérir les stérilités, au cœur de la cathédrale. Un tableau des souverains l’accompagnait. Mais le décolleté de la reine embarrassa le chapitre ! Le sein royal découvert a dû être voilé, par l’ajout d’une petite pièce de tissu appelé modestie, dont se servaient à cette époque les femmes pour rendre décente une robe trop échancrée.

Un incident diplomatique

Pour défendre le Concorde, à l’heure où l’avion était l’objet de débats aux États-Unis, Pierre Cochereau, l’organiste de la cathédrale, annonce que le Grand orgue de Notre-Dame donnant plus de 114 décibels de niveau sonore, il ne pourrait plus prêter son instrument aux organistes américains dont « les oreilles ne supportaient pas plus de 110 décibels » (110 décibels était le niveau sonore que ne devait pas dépasser le Concorde pour atterrir à New-York.)

Le départ des routes de France où s’achevait la vie des condamnés

Sur le parvis de la cathédrale se trouve le point zéro de toutes les routes de France. Mais on connaît moins ce qui s’y trouvait avant : l’échelle de justice ! Les condamnés à mort venaient s’y agenouiller pour faire amende honorable avant d’être envoyés au pilori. Aujourd’hui, seuls les anneaux du droit d’Asile, incrustés dans les portes de la façade ouest, témoignent de cette époque.

Le Temple de la Raison et une cave à vin

À la Révolution, Notre-Dame est dépouillée et reconvertie en Temple de la Raison. Le 20 brumaire An II (10 novembre 1793) on y célèbre la Fête de la Raison. La majestueuse cathédrale se transforme même en cave ! Sa nef et ses bas-côtés ont servi à stocker du vin destiné aux armées de la République. La boisson se trouve toujours dans la cathédrale lorsqu’elle est rendue au culte religieux en 1795.

Une erreur historique

Le fameux bourdon de la cathédrale est la star des dernières images du film sur la libération Paris brûle t-il ? (de René Clément, 1966). On y voit le bourdon Emmanuel sonner le 25 août 1944, en se défaisant de ses toiles d’araignées. Mais c’est une mise en scène. Le bourdon a bien sonné pour la libération mais n’était pas resté silencieux pendant l’occupation allemande pour autant.

La naissance des clochards ?

Avant leur automatisation en 1930, il fallait des bras pour faire sonner toutes les cloches. Les jours de fêtes, on faisait sonner les bourdons en plus des cloches ordinaires : les sonneurs avaient parfois besoin de 40 hommes! Ils recrutaient des pauvres pour les seconder, qu’on se serait mis à appeler « clochards ».

La signature du maître

Parmi les apôtres qui ornent la base de la flèche au sommet de Notre-Dame, Saint-Thomas, patron des architectes, est représenté avec les traits de Viollet-le-Duc son grand restaurateur du XIXe siècle.

La vieille dame passée au scanner

En décembre 2010, un scanner laser haute résolution de Notre-Dame a été entrepris. Plus de 50 prises ont été nécessaires pour couvrir l’ensemble du bâtiment et apporter des mesures précises à quelques millimètres près. Le plan spatial en 3 dimensions obtenu était indispensable pour la restauration et a permis de lever le voile sur certains mystères de construction.

Des scènes obscènes en façade

Les thèmes traités sur la façade de la cathédrale sont tous religieux, enfin, à quelques exceptions près… Sur le portail du jugement, du côté de l’enfer, un roi et un évêque sont représentés écrasés par un diable femelle qui leur urine dessus ! Cette sculpture inattendue fait référence à la Fête des fous du Moyen Age. Chaque année, entre Noël et le jour de l’An pendant 3 jours, la cathédrale était réservée successivement aux jeunes clercs, aux diacres et au clergé inférieur. Ils élisaient leur chef et le déguisaient en roi et en évêque en se moquant de lui. Ces festivités rappelaient que l’autorité n’a qu’un temps et défoulaient les humbles ecclésiastiques. Les évêques, très incommodés, ne réussiront à la supprimer qu’au début du XVIème siècle.

Ne pas confondre chimères et gargouilles !

Les chimères sont de simples statues qui n’ont qu’un rôle décoratif. La plus connue est la fameuse Stryge, vampire tenant de la femme et de la chienne, immortalisée par la gravure de Claude Meyron et la photo de Charles Nègre. Les célèbres gargouilles sont des ouvrages sculptés, représentant des animaux fantastiques appartenant au bestiaire médiéval, servant à évacuer les eaux de pluie loin des murs afin de les protéger.

Ils n’ont pas eu le bourdon

Côté cloches, l’immense bourdon Emmanuel, de près de 13 tonnes, est le seul à avoir survécu à la Révolution. Fondu pour la 3ème fois en 1686, il a pour parrain et marraine Louis XIV et la reine Marie-Thérèse.

L’Histoire ensevelie sous son parvis

Sous la cathédrale, une crypte archéologique où l’on peut découvrir : les systèmes de chauffage central en sous-sol des villas gallo-romaines ; la muraille d’enceinte dressée contre les barbares dès le IIIème siècle ou encore les fondations de la cathédrale bâtie par Childebert 1er, fils de Clovis, au VIème .

Son plus grand trésor

Depuis 1806, la Sainte couronne d’épines et d’autres reliques ont rejoint le trésor de la cathédrale. La couronne d’épines est un cercle de joncs tressés de 21 cm de diamètre, dans lequel étaient plantées de longues épines. Elles ont été dispersées au cours des siècles et des dons effectués par les empereurs de Byzance puis par les rois de France. 70 ont été répertoriées et reconnues.

De l’huile de coude

Le mécanisme des horloges de la cathédrale date de la restauration de Viollet-le-Duc au XIXème siècle. Il règle les cadrans visibles sur les côtés de Notre-Dame. A cause des risques d’incendies, il ne fonctionne toujours pas à l’électricité et c’est à la main que le mécanisme est remonté tous les jeudis.

 

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