Elections Départementales – Acte 2

iconsaludVu coté PS

 La reprise est là. » Ce type d’affirmation a le chic de ne pas porter chance et ne marche plus ( bis repetita placent) .

Mais que faire à la veille d’un scrutin qui a tout pour vous faire perdre ? La prononcer malgré tout. C’est ce qu’a fait François Hollande mercredi dans « Le Parisien », dans l’espoir de mobiliser les électeurs tentés par l’abstention aux élections départementales des 22 et 29 mars. C’est ce qu’a à nouveau tenté hier Jean-Christophe Cambadélis, le patron du PS. « Le redressement est en marche ! »

Le Parti socialiste comptait sur l’« esprit Charlie » pour limiter la casse. L’esprit s’est envolé. Pas de chance.

Tout le reste semble s’être additionné, dans ce scrutin local, pour jouer contre le Parti socialiste. D’abord, parce qu’il est au pouvoir (risque de vote- sanction) et qu’il est sortant (il a donc tout à perdre). La gauche dirige aujourd’hui 61 départements sur 101. Parce qu’il est isolé aussi. Le PS affronte nettement plus de listes concurrentes (Front de gauche, EELV ou DVG) dans son camp que son adversaire UMP-UDI dans le sien. Selon l’Ifop, le PS serait le seul représentant de la gauche dans 12 % des cantons, quand l’UMP-UDI n’a pas de concurrence à droite dans 54 % des cas.

Le scrutin lui-même est un piège à Parti socialiste. Paris et Lyon ne votent pas, alors que le PS fait ses meilleurs scores dans les grands centres urbains. Le redécoupage des grands cantons fragilise les sortants (surtout PS, donc) et le mode de scrutin paritaire, décidé en 2013, désarçonne les électeurs, au moment où le PS se voit reprocher une loi sur les compétences des territoires, toujours en discussion, qui fragilise le département.

Enfin, le relèvement du seuil de qualification, décidé par Manuel Valls alors ministre de l’Intérieur, pour contrer le FN, a toutes les chances de se retourner contre le PS. Ne pourront se qualifier pour le second tour que les candidats ayant obtenu 12,5 % des inscrits, soit, avec une abstention évaluée à 57 %, environ 29 % des suffrages exprimés. Une montagne pour le PS, qui craint l’élimination au premier tour dans un nombre record de cantons.

Mais comme, même en politique, à toute chose malheur est bon, le PS se rassure en se disant que les scrutins suivants ne pourront être pires.

 marine_le_pen_florian_filippot_sipaVu coté UMP – Nous avons péché par excès …

« Un véritable big bang », commente-t-on à l’UMP, dans l’hypothèse où le Front national réitérerait son exploit d’arriver en tête, comme lors des européennes de 2014. En coulisse, les états-majors misent sur la présence massive, au second tour, des candidats frontistes, opposés plus majoritairement à des candidats UMP que PS.

Rue de Solferino, on tente encore de constituer un maximum de listes d’“union de la gauche” pour éviter la débâcle et la dispersion des voix entre socialistes, Verts (crédités de 7 % des voix au niveau national), Front de gauche (6 %) et extrême gauche (2 %). Impossible, argumentent aussi les états-majors, d’imaginer un grand nombre de triangulaires au second tour : au premier, la barre des 12,5 % des inscrits est en effet requise pour se qualifier, ce qui équivaut, dans un scrutin fortement marqué par l’abstention (l’Ifop prévoit qu’elle atteindra le niveau record de 57 %), à se hisser au-dessus des 25 % des suffrages exprimés.

« Si le FN reste le premier parti de France, cette fois-ci dans un scrutin davantage local que national, on ne pourra plus dire que c’est une percée hors sol », se lamente un ténor de l’UMP. « Nous avons péché par excès de naïveté, commente un autre. Le FN a investi ses candidats très tôt et ils ont fait une vraie campagne. Nous, nous avons cru que l’aspect local nous sauverait, la chute n’en sera que plus dure. »

Un Front national en tête à 30 %, une UMP-UDI à la peine à 28 %, un PS aux abois à 20 % : c’est l’estimation par l’institut Ifop, au niveau national, des scores du premier tour des élections départementales, le 22 mars prochain.

sur

Mais en fait les enjeux :

A quoi serviront ces conseillers et conseillères

entre :

les communes,

les inter-communalités,

les métropoles,

les régions.

Il a dit, qu’il n’y aurait pas d’augmentation d’impôts jusque 2017, …

au niveau national, certes

mais vous paierez in fine l’addition

En conclusion dans ce marasme

intérêts nationaux

ou

intérêts personnels 

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