Des régimes spéciaux qui ne sont pas au régime

Vous vivez les affres des transports en commun en utilisant les réseaux opérés par les cheminots, qui plongent dans le désarroi des centaines de milliers d’usagers qui n’ont que le train pour seul moyen de mobilité, – vous vivez les revendications d’une corporation  bénéficiant de privilèges, voici des images qui font froid dans le dos.

photoLu sur le site : « Le Point.fr »

« Quand l’alcool coule à flots à la SNCF, les usagers trinquent

Publié le 18/06/2014 

VIDÉO. Dans un poste d’aiguillage sensible, des cheminots ivres, un incident évité de justesse. Des images exclusives qui font froid dans le dos.

 C’est l’un des postes d’aiguillage de Paris-Ouest, parmi les plus importants d’Ile-de-France. Il gère – en un seul point de commande – une centaine d’itinéraires qui rayonne jusqu’à Rouen (Seine-Maritime). Un poste tout relais à transit souple, un PRS dans le jargon ds cheminots, où l’aiguilleur doit être vigilant en permanence, car, contrairement aux postes d’aiguillage à la technologie plus récente, ici l’homme n’a pas encore été remplacé par l’informatisation et l’automatisation de l’ensemble du processus.

L’agent SNCF qui, en février, a filmé ses camarades au « travail » n’est pas un délateur. Il a eu peur, six mois après l’accident ferroviaire de Brétigny-sur-Orge qui a causé la mort de sept personnes et en a blessé trente autres en juillet 2013, qu’une nouvelle catastrophe se produise. Il s’est d’abord tourné vers sa hiérarchie pour témoigner de la série de dysfonctionnements dont il était témoin : l’introduction d’alcool – comme on le voit sur cette vidéo – n’est pas le moindre. Une série de négligences qui pourraient être fatales, surtout aux heures de pointe. Mais ses supérieurs sont restés dubitatifs.

« Rien de grave »

Il a donc filmé une salle de travail, dédiée à un apéro au punch, dont la recette est ici détaillée : rhum-piment-citron. L’alcool est conservé dans une bouteille d’eau minérale. On se rince le gosier tout en jetant un oeil sur le poste d’aiguillage. Dans la séquence, un aiguilleur manque faire rater un embranchement à un train alors que celui qui l’a précédé est toujours à quai. « Rien de grave », commente le fautif, reprenant une gorgée de punch pour se rassurer.

Finalement, le vidéaste-lanceur d’alerte a été licencié par la SNCF après un examen au grade supérieur raté ! Un prétexte ? Il est vrai que ses supérieurs directs mais également la direction des infrastructures ont pu être agacés qu’il tire trop souvent le signal d’alarme. Contactée par Le Point, la SNCF affirme condamner la présence d’alcool sur un lieu de travail si ces faits sont avérés.

À la SNCF, tout est possible… même le pire ?

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