
SYNOPSIS:
«Cet Appel secret, cet instinct qui permet à l’empereur de réaliser le prodige d’être vivant là où plus personne d’autre ne vit, m’est apparu comme une révélation au cours de mon dernier voyage. Je ne l’avais pas perçu lorsque j’avais écrit « LA MARCHE DE L’EMPEREUR » obnubilé par la surface visible de l’histoire naturelle de cette famille qui se bat le temps d’une saison pour élever son petit.
Cette fois, j’ai côtoyé les empereurs avec un regard apaisé, disponible, et j’ai été bouleversé par le magnétisme de l’Appel.» Luc Jacquet
Douze ans après « la Marche de l’empereur », Luc Jacquet est reparti filmer ce manchot étonnant qu’il nous fait découvrir en plongée dans « l’Empereur »
Avec « la Marche de l’empereur », Luc Jacquet avait connu en 2005 un succès international phénoménal… mais aussi vécu une frustration, celle de ne pas avoir pu montrer tous les aspects de cet animal fascinant. Membre de l’expédition Antarctica, qui a réuni il y a deux ans onze scientifiques, caméramans sous-marins, photographes et cinéastes, le réalisateur a pris près de deux mois pour filmer à nouveau le manchot empereur sur la banquise.
L’histoire de L’Empereur se déroule en Antarctique. Ce continent a été rêvé bien avant qu’on ne le foule de notre pied. Aristote pensait que pour équilibrer notre planète, si chargée de terres en haut, il devait bien y avoir quelque chose en bas. Nommé Ant-arctique par opposition à l’Arctique, ce monde d’en bas a longtemps été que le négatif du monde d’en haut.
Ce n’est seulement qu’en 1840, lors de l’expédition à bord de l’Astrolabe pour les terres australes, que l’explorateur français Jules Dumont D’Urville, combla notre imagination par une description concrète. Il faudra attendre d’être capable d’envoyer des engins dans l’espace pour faire le portrait de ce continent.
C’est cet écosystème, dont les frontières se redessinent en permanence, selon les conditions climatiques, que nous offre la caméra de Luc Jacquet.
L’Empereur, un animal endurant qui marche encore.











