Tout ce qui va changer à partir du 1er janvier 2019 !

Prélèvement à la source, Smic, retraites,  prix du timbre…

Des changements en rafale avec à la clef de bonnes nouvelles, mais aussi de mauvaises. Voici ce qui vous attend à partir du 1er janvier 2019.

Le prélèvement à la source arrive

Le prélèvement à la source, qui entrera en vigueur au 1er janvier, va révolutionner les habitudes fiscales des contribuables et les pratiques de l’administration. Presque tous les revenus sont concernés : les traitements et salaires (sauf pour les employés à domicile qui devront attendre 2020), les retraites, les revenus des indépendants, les revenus fonciers récurrents et les revenus dits de « remplacement », comme les allocations-chômage. On vous explique cette réforme en vidéo.

Et si jamais vous êtes toujours dans le flou, sachez que les appels au standard téléphonique du service des impôts répondant aux questions sur le prélèvement à la source ne seront plus surtaxés.

Smic : revalorisation de 1,5 % au 1er janvier 2019

A partir du 1er janvier 2019, le salaire minimum interprofessionnel de croissance (Smic) va être revalorisé de 1,5 % (contre 1,24 % au 1er janvier 2018). Le nouveau montant du Smic brut horaire sera donc porté à 10,03 euros au 1er janvier 2019 (contre 9,88 euros depuis le 1er janvier 2018) soit 1.521,22 euros mensuels sur la base de la durée légale du travail de 35 heures hebdomadaires.

Les heures sup défiscalisées

La défiscalisation des heures supplémentaires interviendra dès le 1er janvier au lieu du 1er septembre 2019. Tous les salariés, y compris les fonctionnaires, pourront bénéficier de ce dispositif. Les sommes perçues seront en outre exonérées d’impôt sur le revenu jusqu’à 5.000 euros nets par an – mais pas de CSG-CRDS – et par conséquent exclues du calcul du prélèvement à la source.

Selon le gouvernement, le gain sera, pour « un nombre moyen de 109 heures supplémentaires effectuées, de 155 euros pour un salarié au Smic, contre 39 euros avec une entrée en vigueur au 1er septembre 2019 ».

Prime d’activité en hausse

La prime d’activité va augmenter de 90 euros et sera élargie de 3,8 à 5 millions de foyers éligibles. Les CAF verseront cette prime revisitée à partir du 5 février, y compris aux nouveaux allocataires s’ils font une demande avant le 25 janvier.

Des retraites faiblement revalorisées

La douche froide pour les retraités. Leur pension ne sera revalorisée que de 0,3% bien en deçà de l’inflation qui flirte avec les 1,8 %.

Mais CSG en baisse

La CSG baissera pour 5 millions de retraités. Leur taux de prélèvement passera de 8,3% à 6,6%. La mise en oeuvre pourrait prendre plusieurs mois et les bénéficiaires seront remboursés rétroactivement.

Les cotisations augmentent pour les retraites complémentaires

A partir de mardi, les retraites complémentaires​ Agirc (cadres) et Arrco (tous les salariés du privé) fusionnent. Pour les renflouer, les salariés cotiseront plus notamment en raison de l’augmentation de deux points du « taux d’appel », de 125 à 127 %, qui n’ouvre pas de droits nouveaux. D’après l’Agirc-Arrco, les cotisations d’un salarié non-cadre rémunéré 2.206 euros bruts par mois en 2018 augmenteront de deux euros par mois pour le salarié, de six euros pour son employeur. Pour un cadre rémunéré 4.749 euros bruts par mois, l’augmentation est de 19 euros par mois pour le salarié, de 31 euros pour l’employeur. Par ailleurs, les salariés nés à partir de 1957 seront soumis à un bonus-malus les incitant à travailler un an de plus une fois remplies les deux conditions nécessaires pour une retraite à taux plein (âge légal et durée de cotisation). Un salarié disposant de toutes ses annuités et qui prendra sa retraite à 62 ans aura une retraite complémentaire minorée de 10 % par an pendant trois ans, puis une retraite à taux plein à 65 ans. S’il travaille jusqu’à 63 ans, aucune minoration ne lui sera imposée.

Un coup de pouce pour le minimum vieillesse

Le minimum vieillesse appelé désormais allocation de solidarité aux personnes âgées a augmenter de 35 euros par mois pour atteindre les 826,20 euros. Une nouvelle bonification de 35 euros est attendue au 1er janvier 2020.

Le prix du timbre flambe

Ça va faire mal au portefeuille. Les prix des timbres vont augmenter en moyenne d’environ 10 % à partir du 1er janvier 2019. Dans le détail, le timbre prioritaire (rouge) augmentera de 10 centimes à 1,05 euro, soit une hausse de 10,5 %, et le timbre vert augmentera de 8 centimes à 0,88 euro, soit une hausse de 10 %. Pour les colis, les tarifs pour les envois domestiques des particuliers augmenteront de 1,4 % soit une hausse identique à celle de 2018. La Poste explique la hausse des prix des timbres par la nécessité de compenser le déclin structurel des volumes de courrier, qui a baissé de 6 % par an en moyenne sur les cinq dernières années.

Mais les tarifs du gaz baissent

Les tarifs réglementés du gaz, appliqués à près de 4,5 millions de foyers français par Engie, vont baisser en moyenne de 1,9 % le 1er janvier. Dans le détail, cette baisse (hors taxe) sera « de 0,6 % pour ceux qui utilisent le gaz pour la cuisson, de 1,2 % pour ceux qui ont un double usage cuisson et eau chaude et de 2 % pour les foyers qui se chauffent au gaz », a détaillé le régulateur dans un communiqué. Cette baisse, la deuxième consécutive après celle de 2,4 % en décembre, s’explique par le recul des prix du gaz sur le marché de gros. Ces deux mois de baisse interviennent après une période de forte hausse des tarifs (+5,8 % en novembre, +3,25 % en octobre, +0,9 % en septembre).

Chèque énergie revalorisé

Le chèque énergie sera augmenté de 50 euros et bénéficiera à 5,8 millions de ménages pour payer leurs factures d’énergie ou des travaux de rénovation énergétique.

Travail : Un compte personnel de formation en euros

À compter du 1er janvier, les heures inscrites sur votre CPF et les heures acquises au 31 décembre 2018 au titre du droit individuel à la formation (DIF) maintenant remplacé seront converties en euros à raison de 15 euros par heure. Ainsi, les salariés à temps plein bénéficieront de 500 euros de formation par an, un total qui ne pourra pas dépasser 5.000 euros (soit 10 ans de cumul). Les personnes travaillant à temps partiel auront autant d’euros sur leur CPF que les salariés à temps plein. Quant aux salariés non-qualifiés, ils auront droit à 800 euros de formation par an.

Travail – Réforme de l’apprentissage.

La limite d’âge maximum passe de 26 à 29 ans. La durée du travail des apprentis est assouplie. Création d’une aide unique pour les entreprises de moins de 250 salariés. Aide au permis de conduire de 500 euros pour les apprentis qui pourront entrer en formation tout au long de l’année.

La chasse aux conducteurs sans assurance se durcit

Gare aux centaines de milliers d’automobilistes qui roulent sans assurance. Dès le 1er janvier, les forces de l’ordre auront accès au fichier des véhicules assurés (FVA) leur permettant de détecter plus facilement les véhicules non assurés en circulation.

La conduite sans assurance peut être sanctionnée par une amende de 3.750 euros, parfois assortie de peines complémentaires comme la suspension ou l’annulation de permis avec interdiction de le repasser, voire même la confiscation du véhicule.

Prime à la conversion doublée

La prime à la conversion visant à aider les Français à remplacer un véhicule ancien par un véhicule moins polluant sera doublée pour les 20 % de ménages les plus modestes et les actifs non imposables qui font plus de 60 kilomètres par jour pour se rendre au travail. Elle passera à 4.000 euros pour un véhicule thermique neuf ou d’occasion et à 5.000 euros pour un véhicule électrique ou hybride rechargeable neuf ou d’occasion, explique le ministère de l’Economie.

Les délais pour l’inscription sur les listes électorales étendus

Pour voter aux Européennes du 26 mai 2019, pas besoin de vous précipiter pour vous inscrire sur les listes électorales d’ici au 31 décembre de l’année précédent un scrutin comme cela était le cas auparavant. Cette démarche est désormais possible jusqu’au 31 mars 2019.

Santé et environnement

– Le prix de vente des prothèses auditives sera plafonné à 1 300 euros. Le remboursement minimum par la Sécurité sociale et les mutuelles passera de 199,71 à 300 euros. Pour les enfants jusqu’à 20 ans révolus, ces deux montants seront alignés à 1 400 euros.

– La « participation forfaitaire », non remboursée par l’Assurance maladie, passera de 18 à 24 euros pour certains actes médicaux coûteux (120 euros et plus).

– L’achat, l’usage et le stockage de produits phytopharmaceutiques (pesticides de synthèse) seront interdits aux particuliers et jardiniers amateurs. Les produits pourront être récupérés pour retraitement par les filières de recyclage spécialisées.

– Le prix du paquet de 20 Marlboro Red (groupe Philip Morris) passe de 8 à 8,20 euros.

Limitation des promotions

– Les promotions sur les produits alimentaires dans la distribution ne pourront pas excéder 34 % du prix de vente au consommateur. De facto, les promotions du type « un acheté, un gratuit » seront donc interdites au profit des « deux achetés, un gratuit ». Il s’agit d’essayer de rééquilibrer le rapport de forces entre producteurs et distributeurs et lutter contre la guerre des prix, accusée de tuer les agriculteurs.

Politique

«Gilets jaunes», impopularité, européennes… A quoi va ressembler l’année 2019 pour Emmanuel Macron?

  • Entre l’affaire Benalla, les démissions de Nicolas Hulot et de Gérard Collomb, ou la crise des « gilets jaunes », le chef de l’Etat a vécu des mois difficiles.
  • L’exécutif entend poursuivre les réformes en 2019.
  • Les élections européennes seront décisives.

2018, annus horribilis pour Emmanuel Macron. Entre l’affaire Benalla, les démissions de Nicolas Hulot et de Gérard Collomb, ou la crise des « gilets jaunes », le chef de l’Etat a vécu des mois difficiles. Le président de la République pourra-t-il inverser la tendance en cette nouvelle année ? 20 Minutes fait le point avec Jérôme Sainte-Marie, politologue et fondateur de l’institut PollingVox.

La crise des « gilets jaunes » n’est pas terminée

Face à la crise, Emmanuel Macron a dégainé plusieurs mesures de soutien au pouvoir d’achat. « C’est une réponse pleinement assumée, que j’ai voulue, à ce que j’ai considéré être la demande juste, la colère juste du peuple français », a déclaré le chef de l’Etat lors d’une conférence de presse au Tchad dimanche. Mais le mouvement, en baisse pendant les fêtes, pourrait reprendre à la rentrée. La mise en placedu prélèvement à la source, fin janvier, pourrait relancer la grogne. « Cette histoire n’est pas finie », juge ainsi un conseiller du chef de l’Etat dans le Monde.

Des difficultés pour réformer

En 2019, le gouvernement prévoit la poursuite des réformes, dont plusieurs potentiellement explosives : l’assurance-chômage, la fonction publique et les retraites. « Une partie des Français s’est placée dans un état d’opposition radicale et durable à Emmanuel Macron. L’impopularité massive du président n’est plus virtuelle : elle a pris une dimension concrète et donc un poids politique. C’est un combustible pour n’importe quel mouvement d’opposition à venir, sur n’importe quelle réforme », avance Jérôme Sainte-Marie. « Les gens se sont politisés, par conversations virtuelles ou directes, et ils ont découvert leur force collective. Ils ont obtenu le retrait des hausses de carburant et des mesures sociales. Le gouvernement vit donc sous la menace d’un feu mal éteint ».

Plusieurs débats, comme la réforme institutionnelle ou la PMA, ont déjà été repoussés. « Tout ce qu’on va faire sera désormais l’objet de fantasmes et réformer sera beaucoup plus compliqué qu’avant », confie un poids lourd du gouvernement à RTL.

Une croissance délicate, un déficit creusé

Les mauvaises nouvelles ont déferlé vendredi pour le gouvernement : croissance finalement moins forte, dette publique approchant les 100 % du PIB (à 99,3 %) au troisième trimestre, consommation en baisse. Par ailleurs, les mesures prises pour répondre aux « gilets jaunes » coûteront plus de 10 milliards d’euros, contraignant le gouvernement à un creusement du déficit à 3.2 % du PIB pour 2019.

L’exécutif pourrait rebondir aux Européennes

Le premier trimestre de l’année sera celui de la grande concertation nationale, annoncée par Emmanuel Macron. Ce débat se penchera sur quatre grands thèmes (transition écologique, fiscalité, organisation de l’État, et démocratie et citoyenneté, dont l’immigration). Il devra déboucher « fin mars-mi avril » sur « des décisions très concrètes, en fonction des consensus identifiés », a déjà annoncé Benjamin Griveaux, le porte-parole du gouvernement. « Ce grand débat national permet au gouvernement de reprendre l’initiative même s’il prend le risque de créer une attente dans l’opinion », assure le politologue.

« Paradoxalement, les Européennes pourraient être une bonne nouvelle. Cela permettra de remobiliser les électeurs de Macron sur un sujet qui leur est favorable. En se positionnant comme meilleur barrage face au Rassemblement national, la République en marche pourrait en tirer un avantage, étant donné l’état de dispersion de l’opposition ».

Une majorité toujours solide

Malgré les sondages de popularité en berne, Emmanuel Macron possède une solide base dans l’opinion : Le président ferait d’ailleurs mieux qu’en 2017 en cas de nouvelle élection présidentielle, d’après un sondage de l’Ifop. Le chef de l’Etat possède également une majorité solide pour gouverner. « Contrairement à François Hollande, il n’a pas de frondeurs en interne (Sébastien Nadot est, seul député à avoir voté contre le budget 2019, a été exclu du groupe LREM), ajoute Jérôme Sainte-Marie. Emmanuel Macron pourrait même espérer des ralliements en cas d’échec du PS ou de LR aux Européennes ».

 

Source : A la une 20 minutes

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