31 Juillet 1914 – La dernière journée de paix !

 

 

 

 

En ce vendredi 31 juillet 1914, on vit, on aime, on trime comme un beau jour d’été. Quelques signes, à peine, d’un danger auquel on ne veut pas croire.

Lorsque brusquement, Jaurès, qui a tenté de sauver la paix jusqu’à la dernière minute, est assassiné.

L’assassinat de Jaurès en appelle à la défense de la patrie : « Jaurès est mort ! Vive la France ! »

Le ciel s’était pourtant bien dégagé sur Paris en ce dernier vendredi de paix, le 31 juillet 1914. Pour nombre de familles bourgeoises ou rentières, l’air avait même déjà comme un parfum de vacances et le populo sentait, lui aussi, plus modestement, l’odeur du déjeuner sur l’herbe et de la fête champêtre : on se pressera donc volontiers jusqu’à dimanche dans les gares, mais pour gagner la campagne, les bains de mer ou le bois de Chaville, canotiers en goguette et robes claires au vent. La grande masse des condamnés au bitume ne dédaigne pas davantage les petits plaisirs du quotidien.

Sur les boulevards, le cinématographe des grands magasins Dufayel s’emplit ainsi dès 14 h 30, tant on raffole de ce « véritable théâtre » , précise la publicité.

Paris vaque donc, et toute la France avec lui. Les ateliers et les boutiques bruissent, les moissons s’engrangent, les mastroquets font des affaires. On vit, on aime, on trime et on rit comme un beau jour d’été. La presse de cette veille de grand départ trahit les petits ennuis domestiques, les émotions orchestrées et les égoïsmes menus. Le choc de l’acquittement de Mme Caillaux [1] est encore dans les têtes. Le sport rameute.

La machine sociale ronronne : à l’Académie de médecine, un vétérinaire venu de Nouméa révèle que l’huile de foie de morue – cauchemar d’une jeunesse promise au pantalon rouge – fait merveille aussi en tuant les mouches sur les plaies des animaux blessés, et le professeur Lepage, chef de la maternité à Boucicaut, certifie qu’il a pratiqué avec succès 29 césariennes en six ans ; un commis voyageur a flanqué une rossée à sa maîtresse légère en plein boulevard de Strasbourg.

Le soir, à la fraîche, on joue Faust à l’Opéra, une piécette de Tristan Bernard à la Comédie-Française, Ma tante d’Honfleur aux Variétés et Les Prunes de la baronne au Gymnase, tandis qu’on cligne de l’oeil à J’ose pas au Palais-Royal et à Très salée au Little-Palace.

Si la vie continue, mille petits signes révèlent toutefois que ce n’est plus le vrai sang-froid. On s’arrache les journaux à la criée ou dans les kiosques. On prend langue avec son voisin de table ou de zinc. Des groupes traînassent un peu trop, les bureaux de poste sont assaillis et les bonnetiers proposent des articles d’été inédits : sous-vêtements épais et ceintures de flanelle, chaussettes de laine et bonnets de nuit. Les cantines de tôle s’enlèvent dans les grands magasins, les livrets de caisse d’épargne se vident, le numéraire fait défaut dans les tiroirs-caisses. Au point que la Banque de France lance des petites coupures bien craquantes de 5 et de 20 F, et que des types louches proposent, au coin de la rue, 95 F en pièces contre 100 F en billet.

Une drôle de dépêche de l’agence Havas a été découverte au coin des pages 5 des quotidiens : « Les mobilisables sont invités à apporter une ou deux paires de souliers de marche, neufs ou en bon état, se rapprochant le plus possible du modèle militaire. La valeur des brodequins apportés sera largement remboursée [souligné dans le texte] à leurs propriétaires dès leur arrivée au corps. »

Les officiers de réserve ont fait sortir des penderies leur uniforme naphtaliné et ont sans doute lu en hochant la tête, dans Le Temps de la veille, l’opportun article que le docteur Helme consacrait aux vertus de la chirurgie de campagne à la française, qui a fait prime « dans tous les camps » lors des guerres balkaniques.

Jaurès, manifestement, avait vu juste ce matin-là, quand il lançait dans son éditorial de L’Humanité : « Le plus grand danger à l’heure actuelle n’est pas, si je puis dire, dans les événements eux-mêmes . […] Il est dans l’énervement qui gagne, dans l’inquiétude qui se propage, dans les impulsions subites qui naissent de la peur, de l’incertitude aiguë, de l’anxiété prolongée. » Et il en appelait au « sang-froid nécessaire » .

Ce vendredi n’a donc rien d’une veillée d’armes troublée par les éclats déterminés des futurs combattants ou les larmes des mères résignées. Il clapote dans un autre temps, qui n’est pas l’effroi mais qui n’est plus tout à fait le coeur léger. Les Allemands – on traduit déjà beaucoup par « les Pruscos » ou, plus tricolore, « les Boches* » – ont trouvé le mot qui peint ce jour : drohende Kriegsgefahrzustand . Ces messieurs de Berlin l’ont balancé vers 13 heures, en réplique à la mobilisation* des Russes. On pâlit dans toutes les chancelleries en étirant ce mot-valise à l’allemande dont, hélas, le sens littéral est affreusement clair : c’est « l’état de danger de guerre menaçant » . La guerre dans la paix, le calme de l’oeil du cyclone.

Partout, notera Le Temps , les gens commentent les éditions du soir, qui « tombent » en fin d’après-midi à Paris, « sans gestes, sans éclats, sans affectation, sans nervosité apparente » . A la Chambre des députés, en revanche, la fébrilité est de mise : murmures des groupes réunis, assauts des journalistes, tout est rumeurs et attente des communiqués du gouvernement. Jaurès tempête, il part à l’assaut du président du Conseil. Trop tard : Viviani reçoit l’ambassadeur du Kaiser, qui lui remet l’ultimatum allemand.

A la tête d’une délégation de députés socialistes, Jaurès est enfin reçu à l’étage du dessous du Quai d’Orsay par Abel Ferry, sous-secrétaire d’État aux Affaires étrangères. Il le conjure de dire plus haut encore à notre allié russe que la France ne se précipitera pas dans la guerre sans que tout ait été tenté pour l’éviter. Faites-vous vraiment tout pour presser Pétersbourg d’accepter la médiation proposée par les Anglais ? C’est sur-le-champ qu’il faut agir, pour brûler de vitesse Berlin qui va mobiliser ! C’est le devoir, c’est le salut ! Sinon, ajoute-t-il, « nous allons vous dénoncer, ministres à la tête légère, dussions-nous être fusillés ! » . Ferry, ému et accablé, a tous les gestes de l’impuissance. Il glisse à mi-voix, en reconduisant la délégation : « Tout est fini. »

Course contre la montre

Il est vrai que tout va finir parce que, aux quatre coins de l’Europe, la partie d’échecs s’enfièvre à coups d’anticipations. Les états-majors savent qu’ils doivent amorcer la mobilisation à l’instant « h » moins quelques heures avant la déclaration de guerre pour ne pas laisser à l’adversaire le temps de prendre l’avance, fatale, dans le rassemblement de millions d’hommes et la mise à feu d’une logistique complexe. Ils poussent leurs civils à jouer contre la montre, à faire un réflexe de l’automatisme supposé des alliances.

Dans toute la France déjà, chaque maire a reçu ordre du préfet d’aller discrètement dire aux propriétaires de chevaux et de voitures de les tenir prêts pour la réquisition : qui n’imaginerait pas que ces convois et ces montures chargeront bientôt des troupes montant au front ? Il est un peu plus de 19 heures et Paris se dore aux dernières lueurs de paix.

Dans le taxi qui le conduit à trop vive allure du quai d’Orsay aux bureaux de L’Humanité , Jaurès plaisanterait s’il ne souffrait pas tant : « Il va nous tuer ! » Non, répond Longuet qui l’accompagne : « C’est un bon syndiqué et un socialiste, comme tous les chauffeurs parisiens. » Et, de fait, on arrive à bon port. Jaurès, au journal, agite les dépêches, converse et rumine déjà ce papier en forme de « J’accuse ! » qu’il va rédiger. Le papier de la dernière chance, qui doit aider à convaincre Viviani d’appuyer de tout le poids de la France la médiation britannique. Puis on descend dîner, tout près, pour reprendre force avant de remonter pour « boucler ». Au Croissant.

Là, à 21 h 40, Raoul Villain, un jeune instable qui a trop lu les invectives de la presse nationaliste, abat Herr Jaurès à bout portant, par une fenêtre du restaurant qui bâille sur la rue passante. Le pharmacien du coin refusera de céder une ampoule pour instiller le moribond : « Je ne donne rien pour cette crapule, pour ce bandit qui est responsable de la guerre. » Mais un officier en tenue de campagne, les yeux rouges, s’est précipité sur le corps qu’on a étendu sur une table desservie et qu’un médecin vient d’abandonner, impuissant. Il retire sa croix de sa vareuse et la dépose sur la poitrine du mort : le capitaine Gérard salue le socialiste, pétri de Michelet et hanté par les soldats de l’an II, avec lequel il composa L’Armée nouvelle .

Du lâche soulagement ou de la haine enfin satisfaite à l’annonce de l’assassinat de ce « pacifiste-vendu-à-Guillaume » ? Il y en eut, n’en doutons pas. La douleur aussi fut violente, quand s’assembla rue Montmartre une foule descendue des Aventins ouvriers de la vieille Commune, face au drapeau rouge de L’Huma cravaté de noir à la hâte. Là-haut, de la République à Belleville, la police chargera un peu après minuit pour disperser un menu peuple de manifestants éplorés, impuissants et rageurs. A Carmaux, dans son fief du Tarn, toute la ville s’électrise à l’aube et « Ils ont tué notre Jean ! » sonne comme un tocsin.

Mais le Conseil des ministres, qui siège sans désemparer à l’Élysée, avait bien tort de s’alarmer ce soir-là. Le ministre de l’Intérieur, Malvy, en courant depuis la place Beauvau, vient lui faire part de l’effroi de son préfet de police qui craint la révolution à Paris « dans les trois heures » : le gouvernement maintient dans la capitale les deux régiments de cuirassiers qui devaient cette nuit même faire mouvement vers la frontière. Très vite pourtant, le parti socialiste l’informe qu’il va inviter au calme : les rotatives crachent déjà une Humanité en larmes qui crie à l’attentisme et ne rompt pas les ponts avec l’action gouvernementale.

Poincaré, soulagé, s’emplit alors d’une opportune émotion et fait porter une lettre de condoléances à la veuve du grand disparu. Viviani peaufine le texte de l’affiche qu’on placarde au petit matin, où il rend hommage, au nom du gouvernement, au « républicain socialiste qui a lutté pour de si nobles causes et qui, en ces jours difficiles, a, dans l’intérêt de la paix, soutenu de son autorité l’action patriotique du gouvernement » : un chef-d’oeuvre dégoulinant de colle, qui appelle au sang-froid et au patriotisme de la classe ouvrière.

Cette dernière répond bien au-delà des espoirs de Viviani le samedi 1er août. Et sa presse traduit jusqu’à la caricature ses sentiments profonds. La feuille jadis si antimilitariste de Gustave Hervé, La Guerre sociale , sort une « spéciale » avec trois titres dont la conjonction dit tout : « Défense nationale d’abord ! », « Ils ont assassiné Jaurès ! », « Nous n’assassinerons pas la France ! ».

Plus sobrement encore, Le Bonnet rouge d’Almereyda confirme le ralliement des vieux irréductibles à la politique de défense : « Jaurès est mort ! Vive la France ! »

Dès 10 h 25 du matin, le directeur de la police à Paris a vu juste, dans un rapport qu’a exhumé Jean Rabaut : « L’assassinat de M. Jaurès n’a causé dans les esprits qu’une émotion relative. Les ouvriers, les commerçants et les bourgeois sont surpris douloureusement mais s’entretiennent beaucoup plus de l’état actuel de l’Europe. Ils semblent considérer la mort de Jaurès comme liée aux événements actuels beaucoup plus dramatiques. »

Jean-Jacques Becker, après une minutieuse enquête, confirmera que l’émotion fut à tout prendre moins forte qu’à l’annonce du verdict au procès de Mme Caillaux et que, souvent lu comme un fait divers sur fond de catastrophe en marche, « le meurtre s’effaçait devant l’ampleur et la précipitation des événements » [2]. En clair : l’assassinat marque tragiquement l’impuissance, déjà largement intériorisée dans les consciences, du mouvement ouvrier organisé, en France comme en Europe, à faire reculer la menace de guerre qui rôde depuis Sarajevo.

 Une impuissance tragique

Qu’il ait eu aussi peu d’échos spectaculaires, que le flot des autres mauvaises nouvelles l’ait si aisément bousculé, montre que la masse des Français ne croyait plus au combat de Jaurès pour la paix et n’avait plus aucune prise sur la précipitation de l’inévitable. C’est ce que Jean Guéhenno résumera tristement ainsi : « Nous sommes simplement tombés dans l’histoire et avons commencé de patauger dans un marécage plein de sang. »

Les obsèques de Jaurès, le mardi 4, seront la première manifestation de l’Union sacrée*, quand Léon Jouhaux, au nom de la CGT, offrira au martyr de la paix l’élan patriotique d’une classe ouvrière décidée à défendre la patrie menacée. Car il est vrai que Jaurès porta jusqu’au bout les espoirs amenuisés du pacifisme ouvrier. Dès le mardi précédent, le 28 juillet, la CGT a sauté le pas, quand son bureau confédéral s’est mis à la remorque de toute initiative des socialistes, avouant ainsi crûment son incapacité à fédérer seule une lutte prolétarienne contre la guerre.

Le vendredi soir, au moment même où Villain décharge son revolver au café du Croissant, les confédérés vont redire leur impuissance : l’annonce, pendant leur réunion, de l’assassinat du leader socialiste renforce encore leur désir de « ne pas gêner l’action des socialistes » en exhibant mal à propos les décisions antimilitaristes de leurs précédents congrès. Marchand, de la Fédération du Tonneau, résume la situation en s’écriant tristement que l’heure est venue de « s’asseoir sur les principes » . De fait, les troupes ont précédé leurs chefs. Le jeudi 30 juillet a marqué l’apogée et l’amorce du reflux des manifestations de travailleurs hostiles à la guerre et prêts à arborer le drapeau de la grève générale pour couper court à l’horreur. Partout en France, meetings et réunions ont été calmes et brefs cette semaine-là, emplis d’un pacifisme sincère mais exprimant plus de désarroi que de détermination.

Les socialistes entraînés par Jaurès ont appliqué du mieux qu’ils pouvaient les décisions prises à Bruxelles le mercredi 29 par le Bureau socialiste international : organiser des démonstrations pour imposer un arbitrage du conflit austro-serbe, demander aux prolétaires français et allemands qu’ils fassent pression sur leurs gouvernements pour modérer leurs alliés de Pétersbourg et de Vienne.

 Consternation et enthousiasme

Le même soir, dans un meeting monstre au Cirque royal, où il fut follement acclamé, Jaurès s’est porté garant des intentions pacifiques du gouvernement français : il croit à une crise longue, il n’a pas perdu l’espoir. C’est même assez paisiblement qu’il fait un long détour par le musée des Beaux-Arts, où il admire les primitifs flamands, avant de sauter dans le train pour Paris le jeudi 30. La CGT officiellement ralliée le jour même, la social-démocratie allemande n’ayant pas encore baissé les bras, tout serait-il possible ?

C’est compter sans la précipitation des événements du 31, avec le drohende Kriegsgefahrzustand et la mobilisation russe. C’est surestimer la capacité offensive des travailleurs. Jaurès, quelques heures avant sa mort, ne doutait plus de l’imminence de la catastrophe. Est-ce à dire que son assassinat a ruiné l’esprit de résistance à la guerre ? Il joua certes un rôle dans la soumission à la fatalité. Mais celui-ci est faible par comparaison avec les deux événements : les militaires passent partout à l’offensive en mettant leurs gouvernements devant le fait accompli des préparatifs minutés de leur mobilisation ; la social-démocratie allemande, le plus beau et le plus lourd fleuron de l’Internationale, fait brusquement défaut à la cause de la paix.

En fait, pour n’avoir jamais tenu le gouvernement français pour responsable de la tension qui ravage l’Europe, pour n’avoir pas songé un instant devoir s’opposer aux mesures de précaution militaire que son aggravation imposait, Jaurès avait sans doute pressenti l’atonie des énergies pacifiques. Dans son esprit, il n’y avait pas de contradiction – il l’écrit le 18 juillet dans L’Humanité – à « faire l’effort maximum pour assurer la paix » et, « si cette guerre éclate malgré nous, à faire l’effort maximum pour assurer l’indépendance et l’intégrité de la nation » .

« Sauver à la fois la paix et les patries » : sa formule colle au sentiment moyen des travailleurs. Mais elle est trop complexe pour enrayer le mécanisme de la guerre.

Le gouvernement français l’a bien compris, qui a très tôt jugé que toutes les mesures destinées à ne pas affoler l’opinion seraient cautionnées par le mouvement ouvrier incarné par Jaurès. Celui-ci disparu, il pousse l’avantage : le samedi 1er août, dès 14 h 35 puis à 21 heures, Malvy télégraphie à ses préfets de ne pas appliquer le « carnet B* », qui recommandait de coffrer d’urgence des anars et des syndicalistes révolutionnaires adversaires de la guerre. Ce coup d’audace, qui désorientera quelques instants des préfets à poigne, est à la hauteur de la stupeur générale.

A 16 h 40, à Paris, une affiche jaune manuscrite est apposée à la Préfecture de police, sur les bureaux de poste et les monuments publics. Dans les heures qui suivent, l’affiche blanche imprimée à la hâte, avec ses drapeaux tricolores croisés, lance à son tour à la France entière l’ordre de mobilisation générale. Soigneusement recensé par Jean-Jacques Becker à partir de sources très diverses, le sentiment moyen des Français se situe « à peu près à égale distance de la consternation et de l’enthousiasme, amalgamant en quelque sorte la résignation et le sens du devoir » . Il n’y aura pas de fièvre ce samedi soir, pas plus que la veille ni l’avant-veille la paix n’avait trouvé des défenseurs en branle.

Le lendemain, La Belle Jardinière sera « exceptionnellement ouverte jusqu’à midi pour les vêtements, chaussures et équipements militaires » . Au journal Le Matin on recevra, ce beau dimanche, la visite d’un marchand de la rue Vieille-du-Temple qui vient d’empocher 5 000 F en vendant rubans et drapeaux tricolores. Il vient poser ses billets, tout excité le cher homme, sur le bureau du rédacteur en chef. Il les offre au premier de nos « petits soldats » qui enlèvera un drapeau à l’ennemi. Il n’a qu’un souhait : recevoir, pour orner sa boutique patriotique, un morceau de la hampe du trophée. Ce calicot a un de ces noms qu’on n’invente pas à des heures pareilles : M. Charnier

Le Haut Parleur conclura ainsi :

“Le courage, c’est de chercher la vérité et de la dire”

 

Cet article est la version revue et mise à jour de « La dernière journée de paix », L’Histoire n° 107, pp. 36-44.
  1. Par les assises de la Seine, le mardi 28 juillet. Pour défendre l’honneur de son mari diffamé dans Le Figaro , Mme Caillaux avait assassiné le directeur de ce journal, Gaston Calmette, le 16 mars 1914.
  2. J.-J. Becker, 1914. Comment les Français sont entrés dans la guerre , Paris, Presses de la Fondation nationale des Sciences politiques, 1977.

 

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