Impôts locaux, retraites, ISF, charges sociales : ce qui devrait changer pour les Français

Emmanuel Macron veut en même temps baisser les prélèvements et tenir les critères de Maastricht sur le déficit.

En matière de fiscalité, les priorités d’Emmanuel Macron concernent en premier lieu le pouvoir d’achat des salariés. Le président de la République tout juste élu l’a redit lors de son débat musclé avec Marine Le Pen mercredi soir : la suppression des cotisations salariales maladie et chômage aboutira à un « gain de pouvoir d’achat pour ceux qui travaillent », rappelant qu’elle concernerait aussi bien les salariés que les indépendants. Cette mesure à 20 milliards d’euros devrait être financée par une hausse de CSG qui, pour les travailleurs, sera inférieure au mon tant des cotisations supprimées. Les seuls perdants seront les 60 % de retraités qui paient une CSG à taux plein, c’est-à-dire ceux dont le revenu annuel est supérieur à 14.375 euros. « Je leur demanderai cet effort pour avoir un système plus intelligent », défend Emmanuel Macron.

L’autre grand chantier est celui de la taxe d’habitation. Le leader d’En marche souhaite en exonérer 80 % des Français pour un coût de 10 milliards d’euros pour les finan ces publiques. Une mesure qui vise à aplanir l’iniquité de la fiscalité locale, mais qui ne résout pas le problème pour les 20 % de Français restants.

Si elle permet au nouveau gouvernement de s’exonérer d’une délicate réforme des bases locatives, cette proposition risque de heurter les collectivités attachées à leur autonomie fiscale. L’Etat prévoit de compenser ces 10 milliards sur la base des taux constatés en 2018. Si une commune augmente ses taux, certains contribuables devront de nouveau payer de la taxe d’habitation, ce qui risque de nuire encore à la lisibilité de la fiscalité locale.

Contrairement aux autres candidats, Emmanuel Macron a fait peu de propositions sur l’impôt sur le revenu, à l’exception d’une possibilité d’individualisation pour les couples. Mais il n’exclut pas de toucher à cet impôt dans un deuxième temps en fonction de la situation économique. « Si la croissance se porte mieux que prévu, je réaffecterai ce qu’on gagnera sur la baisse de l’impôt sur le revenu », a-t-il déclaré.

Concernant les entreprises, Emmanuel Macron souhaite baisser l’impôt sur les sociétés et poursuivre les baisses de charges engagées en fin de quinquennat Hollande. Son programme prévoit la transformation du CICE (crédit d’impôt compétitivité emploi) en baisses de charges avec un renforcement des allégements au niveau du SMIC pour atteindre le zéro charge.

Enfin, son élection annonce une réforme de l’impôt sur la fortune qu’Emmanuel Macron souhaite recentrer sur les actifs immobiliers. Il a également annoncé un retour au prélèvement forfaitaire (30 %) sur les revenus du capital.

Reste à savoir s’il disposera d’une majorité à l’Assemblée pour mettre en œuvre ce programme, et surtout s’il aura les marges de manœuvre bud- gétaires nécessaires. Le nouveau président s’est engagé à maintenir le déficit au-dessous du seuil de 3 % du PIB.

Programme Macron : le vrai impact de la hausse de la CSG pour les retraités

 La hausse de 1,7 point de CSG prévue dans le projet d’Emmanuel Macron concernerait les retraités gagnant plus de 14.375 euros par an. A la veille du second tour de l’élection présidentielle, retour sur cette mesure phare d’En Marche.

Ce fut l’un des sujets d’affrontement du débat télévisé de mercredi soir. Les retraités vont subir une augmentation de CSG avec Emmanuel Macron , a martelé Marine Le Pen , non sans arrière-pensées : les plus de 60 ans votent en nombre et proportionnellement moins pour le FN que les autres classes d’âge. Le candidat d’En marche a été contraint de s’expliquer. « Tout le monde gagne en pouvoir d’achat avec cette mesure, sauf les plus aisés des retraités », a-t-il répété à plusieurs reprises.

De fait, le programme d »Emmanuel Macron, qui a remporté ce dimanche l’élection présidentielle , prévoit bien une hausse de CSG de 1,7 point, mais elle sert à financer près de 20 milliards de baisse de cotisations salariales (chômage et maladie), équivalant à 3,15 points du salaire brut. En bas de la fiche de paie, les allégements seront donc supérieurs à la hausse de la CSG. Ce mode de financement a été privilégié à une hausse de TVA, plus sensible politiquement, et qui aurait touché tous les contribuables.

Près de 60 % des retraités concernés

Plus précisément, tous les retraités ne seront pas concernés. Emmanuel Macron ne prévoit d’augmenter que le taux normal de la CSG, qui s’applique aux foyers dont les revenus annuels sont supérieurs à 14.375 euros pour un célibataire ou 22.051 euros pour un couple. Cela représente, d’après lui, près de 60 % des retraités. Les autres sont exonérés ou bénéficient d’un taux réduit qui resterait inchangé. Sur une pension de 1.500 euros par mois, 1,7 point de CSG représente près de 25 euros de prélèvement supplémentaire.

Source : Les Echos

 

 

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