Combien serons-nous sur terre en 2050 ?

6470229-combien-serons-nous-sur-terre-en-2050-1Combien la planète comptera-t-elle d’habitants en 2050 ? Huit milliards ? Neuf milliards ? Ou douze milliards, comme le prédisent les projections les plus alarmistes ? Et ensuite ? Depuis le début du XXe siècle, le monde connaît une explosion démographique sans précédent. Il fallut, en effet, attendre l’an 1800 de l’ère chrétienne pour que la population mondiale passe le cap du premier milliard. Nous étions un milliard et demi en 1900, 6,1 milliards en 2000 et nous sommes près de 7 milliards aujourd’hui. Soit un gain de près d’un milliard en seulement dix ans. Après 2050 cependant, la population devrait commencer à baisser. En effet, la natalité s’est effondrée dans les pays industrialisés, et cet effondrement gagne les pays émergents. A l’exception, toutefois, de ceux de l’Afrique subsaharienne, autrement dit ceux qui ont le moins de ressources pour nourrir leurs populations. D’où un double défi pour les décennies à venir : comment gérer les ressources de la planète pour ré pondre à l’expansion démographique ; comment corriger les déséquilibres de croissance qui font que certaines régions se vident (« se suicident », diraient les démographes), quand d’autres débordent ?

Sauvons la planète, arrêtons d’avoir des enfants. Certains députés Vert, dont Yves Cochet réclame ainsi que les allocations familiales soient inversement proportionnelles au nombre d’enfants : elles récompenseraient les familles à enfant unique, pénaliseraient de plus en plus lourdement celles qui en ont deux, trois, voire quatre. Cet écologiste excessif, pour ne pas dire fanatique, n’a manifestement pas compris que le problème ne se pose pas dans les pays développés du Nord – dont certains sont même engagés dans un véritable suicide démographique –, mais bien dans l’hémisphère Sud. C’est là qu’est le danger. Au point que lors d’un  G8 – le conclave des huit plus grandes puissances mondiales –, a consacré une partie de ses débats à « la santé des femmes », un intitulé qui masque en fait une réflexion sur la régulation des naissances, une urgence politique ainsi sémantiquement habillée afin de ne pas choquer les consciences américaines, réticentes à tout programme qui pourrait favoriser les avortements. Le mot d’ordre est devenu mondial : il faut enrayer la galopante démographie. Notre survie en dépend.

unknownLes chiffres sont en effet alarmants. Nous sommes 6,8 milliards d’humains sur terre aujourd’hui. Dans quarante ans, nous serons 9 milliards. Chaque seconde qui passe, la terre se peuple de deux habitants supplémentaires. En une minute, ils sont 120. En une journée, 200000 terriens supplémentaires. La population mondiale croît à une vitesse folle, jamais atteinte. Ainsi, alors qu’il a fallu près de dix-neuf siècles à l’humanité pour atteindre son premier milliard, puis 123 ans pour parvenir à deux milliards, elle va augmenter de 2,2 milliards en quelque quatre décennies. Cette folle croissance a été minutieusement calculée par les Nations unies et, aussi effrayant que cela puisse paraître, elle relève d’une hypothèse optimiste. L’ONU a, en effet, prévu trois schémas possibles : une hypothèse basse selon laquelle nous parviendrions à juguler partout dans le monde le nombre de naissances, ce qui permettrait de ne compter « que » 7,9 milliards de terriens en 2050 ; une hypothèse haute – cauchemar des responsables politiques –, selon laquelle rien ne serait fait pour maîtriser la fécondité, aucune politique de contrôle de naissances mise en place, aucune diffusion de moyens contraceptifs dans les pays du tiers-monde, et alors, nous serions vraisemblablement 12 milliards d’habitants à devoir nous partager la planète dans quarante ans ; entre ces deux courbes, une hypothèse moyenne table sur une population de 9milliards en 2050. Un chiffre médian qui ne sera atteint qu’au prix d’un contrôle draconien de la fécondité en Asie et surtout en Afrique. Mais qui équivaudra néanmoins à un choc d’une ampleur inédite pour nos ressources, notre espace, nos sols, nos eaux, notre agriculture, notre air, notre oxygène. La planète peut-elle, en effet, supporter 9 milliards de « consommateurs pollueurs » ?

population_0La peur du surnombre n’est certes pas nouvelle. En 1795, Condorcet voyait dans la surpopulation « la diminution du bonheur ». En 1968, Paul Ehrlich, sociologue à l’université de Stanford, écrit un livre au succès retentissant, The Population Bomb. Les puissances occidentales redoutent alors que des hordes de Chinois affamées viennent piller les campagnes russes et bouleverser la fragile carte du monde. Jacques Dutronc se fait l’écho de cette peur en vogue dans les années 1970 avec son célèbre « 700 millions de Chinois, et moi, et moi ». Dans un colloque à l’Unesco en 2007, le démographe Hervé Le Bras observe que cette crainte habite intrinsèquement l’homme, conscient de sa finitude. « L’histoire se termine toujours mal, cela tient au fait que la démographie est restée un des derniers lieux de l’eschatologie, de la croyance en la fin des temps et la fin de l’homme qui est liée au Jugement dernier. » Pourtant, Paul Ehrlich s’est trompé. La Chine a beau avoir dépassé le milliard d’habitants, elle parvient à les nourrir. La peur du surnombre répond aujourd’hui à de nouveaux paramètres vitaux. Elle menacerait notre écosystème plus sûrement que la montée des eaux ou le réchauffement du mercure. « Freiner la croissance démographique contribuerait à réduire les gaz à effet de serre », conclut, en novembre dernier, l’agence des Nations unies pour le développement (PNUD).

En étant plus nombreux, nous ne risquerions pas tellement de mourir de faim, mais bel et bien d’étouffer dans des villes insalubres, noyées sous les déchets et alimentées par une eau contingentée et polluée. L’explosion démographique équivaudrait donc à un péril écologique majeur. C’est pourquoi, partout dans le monde occidental, des écologistes clament qu’aimer la terre, être un citoyen responsable, passe par le refus de faire des enfants. « Je préserve la planète, je me contente de deux enfants, la terre ne peut continuer à accueillir 200 000 personnes en plus chaque jour. » Aux Etats-Unis, le mouvement Optimum Population Trust résume – trop – simplement l’équation : « moins d’émetteurs, moins d’émissions, moins de coût. Plus de préservatifs, moins de CO2 ». Un message qui, s’il peut paraître réaliste – nous y reviendrons –, choque les catholiques, opposés à tout contrôle des naissances. Le pape a rappelé dans son encyclique Caritas in Veritate qu’« il y a de la place pour tous sur terre, la famille humaine tout entière doit y trouver les ressources nécessaires pour vivre correctement grâce à la nature elle-même ». Un voeu qui exige cependant de nous des transformations radicales. Certains écologistes calculent que si nous maintenons notre mode actuel de consommation avec ses déchets, ses voitures, son alimentation surprotéinée etc., les 9 milliards que nous serions en 2050, devraient pouvoir disposer de six planètes pour vivre. Impossible !

A y regarder de plus près, il apparaît cependant que le raisonnement écologique liant le nombre d’enfants à la survie de la planète est trop simpliste. « La population n’est pas le mal en soi, mais elle est un facteur multiplicatif, le vrai problème c’est la structure de la consommation. » Nous y sommes. Pendant que la terre accueille chaque jour l’équivalent de la population totale d’une ville comme Bordeaux, les émissions de dioxyde de carbone ont quadruplé ces dix dernières années, les émissions d’ammoniac et de méthane ont crû de 60 %, le brûlage de la biomasse (déboisement, feux de savane, fumier) a émis des millions de tonnes de gaz carbonique, auxquels se sont ajoutées les importantes émissions d’oxyde azoteux des déchets d’engrais et des déchets animaux.

L’air de la terre devient irrespirable. Il nous faut abandonner le mode de vie à l’occidental. Pas d’alternative possible, c’est en tout cas ce que croit Stéphane Madaule, professeur à l’Institut d’études politiques, qui, dans un article publié par le quotidien le Monde, écrit que « la voie de l’hyperconsommation pour tous, celle que la moitié de l’humanité prend actuellement, s’avère une trajectoire sans issue. La question centrale n’est pas celle de la croissance démographique des pays du Sud, mais plutôt la diffusion à une grande partie de l’humanité d’un mode de consommation à l’occidental si destructeur pour l’environnement. L’empreinte écologique d’un Américain est dix fois plus élevée que celle d’un Béninois. Cela veut dire que la population américaine est pratiquement équivalente à trois milliards d’habitants subsistant selon le mode frugal des pays pauvres ».

infographie-nourriture-smallIl faudrait donc admettre que notre hyperconsommation, notre adoration du progrès ne sont plus viables à long terme. Maîtriser la galopante courbe démographique et adopter un mode de vie respectueux de notre environnement, telles sont nos impératives obligations. Fortes de cette antienne, les Nations unies font campagne pour que le Planning familial et l’émancipation des femmes soient reconnus comme des mécanismes influant sur le changement climatique. « Il n’y a pas d’investissement dans le développement qui coûte si peu et soit de si vaste portée », déclare ainsi Thoraya Ahmed Obaid, directrice exécutive du Fonds des Nations unies pour la population (FNUAP). La prestigieuse London School of Economics a ainsi calculé que sept dollars dépensés en planification familiale permettent d’économiser une tonne de CO2 par an dans le monde. Pour obtenir ce même chiffre avec l’usage de technologies vertes, il faut dépenser 32 dollars.

Soit. Mais comment faire pour parvenir à n’être « que » 9 milliards dans quarante ans ? Etendre au monde entier le modèle dictatorial chinois, imposant aux familles l’enfant unique ? Sûrement pas, car, outre les problèmes moraux évidents que ce modèle comporte, il n’est pas certain qu’il soit une panacée. Certes, la Chine a, ce faisant, permis d’éviter 300 millions de naissances, mais en n’autorisant qu’un seul enfant, elle a fait de cet unique descendant un demi-dieu paré de toutes les vertus et favorisé l’émergence d’une classe moyenne avide de consommation, et grosse consommatrice de gaz à effets de serre. Il semblerait plutôt qu’il faille changer les mentalités en favorisant l’alphabétisation des femmes dans les quarante-neuf pays les plus pauvres du monde, ces quarante- neuf pays où la fécondité dépasse encore les quatre enfants par femme pour osciller autour des 4,63. Mettre à la disposition de ces familles des moyens de contraception ne suffit guère. Tout prouve que permettre aux filles d’aller à l’école réduit automatiquement – et plus sûrement que toute distribution de contraceptifs – leur descendance. Une femme qui n’est jamais allée à l’école aura 4,5 enfants ; celle qui a suivi une école primaire n’en aura plus que 3 ; si elle est parvenue jusqu’au collège, elle n’en fera que 1,9 ; et si elle a achevé un cursus au lycée, elle contiendra sa fécondité jusqu’à 1,7 enfant. Pourquoi ? Parce qu’elle sera capable d’occuper un emploi, de toucher un salaire, de parvenir à l’autosuffisance, d’acquérir une relative aisance qu’elle ne voudra pas mettre en péril en devant nourrir trop d’enfants. Plus efficace qu’un stérilet ou une pilule : l’école pour les filles.

Au cœur de la bombe démographique, et de cette ardente obligation qu’il y a à alphabétiser les filles, un continent fait exploser tous les indicateurs : l’Afrique. En 2009, ce continent pauvre a franchi le cap du milliard d’habitants. Une croissance démentielle si l’on veut bien se souvenir qu’en 1950, elle ne recensait que 225 millions d’habitants. Les démographes estiment qu’en 2050, elle abritera 2 milliards d’habitants. Un enfant sur quatre naît en Afrique, championne de la fécondité mondiale avec 4,6 enfants par femme contre 2,5 dans le reste du monde (en moyenne) ; 43 % des Africains ayant moins de quinze ans, c’est donc toute une génération qui va accéder prochainement à la fécondité. A lui seul, le Nigeria fait plus d’enfants chaque année que tous les pays de l’Union européenne, il est vrai frappés, eux, par une baisse substantielle de la natalité. Et les dix-sept pays les plus prolifiques – plus de 7 enfants par femme – sont tous situés en Afrique, à l’exception de l’Afghanistan et du Yémen. 200 millions de femmes africaines n’ont accès à aucun moyen contraceptif ; leur en donnerait-on que cela permettrait – d’après les calculs d’un think thank écologiste américain – d’éviter 52 millions de naissances et ne coûterait que 3,9 milliards de dollars. L’ONU, pour sa part, avance que 40 % des naissances en Afrique ne seraient pas désirées. Or, nous ne parviendrons à n’être « que » 9 milliards sur terre en 2050, que si la fécondité des quarante-neuf pays les plus pauvres du monde est jugulée.

C’est donc sur ce continent que se joue, d’ores et déjà, la démographie des quarante années à venir. Son doublement va bouleverser durablement l’équilibre du monde. Koichira Matsuura, directeur général de l’Unesco, observe ainsi « qu’en 1950, le Sud équivalait au double du Nord. En 2050, le Sud représentera 86 % du Nord ». Près d’un habitant sur quatre de la planète sera alors africain. D’où l’urgence qu’il y a à permettre à ce continent d’accéder à une économie de subsistance et à une instruction généralisée, afin d’éviter des catastrophes politiques majeures ou de destructrices émeutes de la faim.

9f51e2_ac9af8fd56074339ac4cce04ffe0b5caMaintenir le cap des 9 milliards est un défi énorme qui exige une bonne dose d’optimisme, jointe à une volonté politique commune et forte, mais – et là réside là bonne nouvelle –, ce cap devrait être le dernier à passer. Car, aussi étrange que cela puisse sembler après avoir égrené tous ces chiffres apocalyptiques, la population mondiale est en phase de décélération. En 1950, le taux de fécondité moyen mondial était de 5 enfants par femme. Il n’est plus aujourd’hui que de 2,75 enfants, et, en 2050, devrait n’être plus que de 2,05 enfants par femme, soit à peine plus que le seuil de renouvellement des générations. Soixante pays sont même dores-et-déjà au-dessous de ce seuil. Toutefois, un phénomène d’inertie démographique est à l’œuvre dont les effets se feront sentir jusqu’au cap fatidique de 2050. En effet, les millions de femmes venues au monde dans les années 1960 – époque du pic démographique mondial – font, certes, moins d’enfants que leurs mères, mais comme elles sont plus nombreuses, cela ne se remarque guère. Reste donc à franchir le cap des quarante années à venir.

 

quelques-chiffresQuelques Chiffres :

10 milliards d’habitants sur Terre en 2050 ?

L’ONU a revu à la hausse ses projections d’augmentation de la population mondiale. Selon un rapport publié mercredi, la planète comptera 9,7 milliards d’habitants en 2050.

En 1990, seulement 5,3 milliards d’êtres humains peuplaient la Terre. Ils sont aujourd’hui 7,3 milliards. Selon le rapport sur les perspectives d’évolution de la population mondiale de l’ONU, un petit nombre de pays, surtout en Afrique, seront responsables de la croissance démographique d’ici le milieu du siècle.

Selon ce rapport, la Terre comptera donc 8,5 milliards d’habitants en 2030, 9,7 milliards en 2050 et 11,2 milliards en 2100.

Population concentrée dans 9 pays :

Entre 2015 et 2050, la moitié de la hausse de la population mondiale sera concentrée dans neuf pays, dans l’ordre décroissant d’importance : Inde, Nigeria, Pakistan, République démocratique du Congo, Ethiopie, Tanzanie, États-Unis, Indonésie et Ouganda.

L’Inde va dépasser la Chine en 2022 et devenir le pays le plus peuplé de la planète. Actuellement, la Chine concentre 19% et l’Inde 18% des habitants de la planète. En 2050, le Nigeria sera le troisième pays le plus peuplé du monde.

Vieillissement de la population

La hausse de la population est principalement due à la prolongation de l’espérance de vie dans le monde : elle était de 65 ans à la naissance à partir de 1990, de 70 ans depuis 2010. Elle sera de 77 ans en 2045 et de 83 ans à la fin du siècle, selon l’ONU. La diminution de la mortalité infantile contribue également à cette évolution.

En conséquence, la population mondiale vieillit. Le nombre de personnes de plus de 60 ans devrait doubler d’ici 2050 et tripler d’ici 2100 sur la planète.

En Europe, l’ONU prévoit que 34% de la population aura plus de 60 ans en 2050. En Amérique latine et en Asie, la proportion de plus de 60 ans passera de 11% et 12% actuellement à plus de 25% en 2050.
L’ONU a revu à la hausse ses projections d’augmentation de la population mondiale. Selon un rapport publié mercredi, la planète comptera 9,7 milliards d’habitants en 2050.

En 1990, seulement 5,3 milliards d’êtres humains peuplaient la Terre. Ils sont aujourd’hui 7,3 milliards. Selon le rapport sur les perspectives d’évolution de la population mondiale de l’ONU, un petit nombre de pays, surtout en Afrique, seront responsables de la croissance démographique d’ici le milieu du siècle.

Selon ce rapport, la Terre comptera donc 8,5 milliards d’habitants en 2030, 9,7 milliards en 2050 et 11,2 milliards en 2100.

Population concentrée dans 9 pays

Entre 2015 et 2050, la moitié de la hausse de la population mondiale sera concentrée dans neuf pays, dans l’ordre décroissant d’importance : Inde, Nigeria, Pakistan, République démocratique du Congo, Ethiopie, Tanzanie, États-Unis, Indonésie et Ouganda.

L’Inde va dépasser la Chine en 2022 et devenir le pays le plus peuplé de la planète. Actuellement, la Chine concentre 19% et l’Inde 18% des habitants de la planète. En 2050, le Nigeria sera le troisième pays le plus peuplé du monde.

Vieillissement de la population

La hausse de la population est principalement due à la prolongation de l’espérance de vie dans le monde : elle était de 65 ans à la naissance à partir de 1990, de 70 ans depuis 2010. Elle sera de 77 ans en 2045 et de 83 ans à la fin du siècle, selon l’ONU. La diminution de la mortalité infantile contribue également à cette évolution.

En conséquence, la population mondiale vieillit. Le nombre de personnes de plus de 60 ans devrait doubler d’ici 2050 et tripler d’ici 2100 sur la planète.

En Europe, l’ONU prévoit que 34% de la population aura plus de 60 ans en 2050. En Amérique latine et en Asie, la proportion de plus de 60 ans passera de 11% et 12% actuellement à plus de 25% en 2050.

 

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