Cette année, le Mardi Gras a lieu le 4 mars ; cependant cette date varie d’année en année car elle est fixée par rapport à la date de Pâques qui est elle-même une fête mobile. Cette date peut se situer au mois de février ou au début du mois de mars, mais tombe, bien entendu, toujours un mardi et précède Pâques de 47 jours. Le mardi gras est une fête liée au carême et au carnaval, dont les origines sont religieuses mais aussi païennes, comme c’est le cas pour la plupart des fêtes populaires.
Origines païennes
Dans l’Antiquité Romaine, le calendrier commençait au mois de mars, de façon à faire coïncider le début de l’année et le renouveau de la nature. Ainsi de grandes fêtes marquaient cette période des calendes de mars. Par la suite, les populations christianisées continuèrent de célébrer la fin de l’hiver à travers cette fête du Mardi Gras.
Origines chrétiennes
Le Mardi Gras ouvre la période pascale qui est un moment essentiel dans le calendrier chrétien, durant lequel la gaieté et la tristesse alternent, jusqu’à la fête de Pâques elle-même, jour de joie et d’espérance. Pour préparer Pâques et se purifier, les Chrétiens pratiquent le carême, période de jeûne et d’austérité qui dure 40 jours en souvenir de la retraite de Jésus dans le désert. Le carême commence le mercredi des cendres et le jour d’abondance et de joie qui le précède, c’est le Mardi Gras. Ce jour est appelé « gras » en référence aux aliments considérés comme riches : beurre, oeufs, viande… A Mardi Gras, les excès sont donc permis, aussi bien dans la consommation de nourriture que dans l’apparence vestimentaire.
Le mercredi des cendres
Cette fête marque le souvenir d’Adam condamné après son péché à retourner poussière. Les chrétiens sont invités à se purifier de leurs fautes et à faire pénitence par des privations. Le mercredi des Cendres est le 1er Jour du Carême qui va durer 40 jours. A l’issue de ces 40 jours la fête de Pâques célébrera la mort et la résurrection du Christ.
Avant que ces privations ne commencent, la veille, le mardi, on faisait gras. On finissait les aliments gras avant de se mettre au carême. On en profite pour faire des beignets, des bugnes et des fritures. De plus, la tradition du carême veut qu’on arrête également de manger des œufs, donc on en profite pour faire des crêpes.
Le carnaval vient du latin médiéval « carne levare » : enlever la viande (des repas). La viande désignant le gras que l’on mange les jours gras (Autrefois, on les appelait aussi les jours charnels). Le carnaval a le même sens que le carême-entrant ou carême-prenant qui désignaient, à l’origine, le début du carême. Ces termes ont ensuite désigné la fête clôturant les derniers jours avant le carême.
Par opposition au carême, le carnaval est une période de joie et de liberté où les règles de vie normales sont suspendues et où chacun fait un peu comme il lui plaît : on se déguise, on mange tout ce qu’on veut, on sort chanter dans les rues.
Lors de ces fêtes de Carnaval on retrouve toujours le principe d’inversion au travers des costumes et des jeux (maître/esclave, homme/femme), on se déguise, on fait ripailles, on offre des cadeaux, chants et danses sont de la fête.
Les traditions festives de Mardi Gras
Carnaval et déguisements
Dans certaines régions le carnaval est une véritable institution ! Il peut durer plusieurs jours, voire plusieurs semaines et a lieu généralement entre l’Epiphanie, le 6 janvier, et le mardi gras. C’est le cas pour le carnaval de Rio, pour le carnaval de Venise, pour le carnaval de Dunkerque ou encore le carnaval de Québec… Là où la tradition du carnaval a disparu, reste encore la coutume de déguiser les enfants et de les faire défiler dans la rue. Tous les thèmes sont permis, l’important étant que chaque enfant puisse exprimer, à travers le déguisement qu’il aura choisi, sa personnalité et ses rêves ! Au Moyen-Age, les déguisements de Mardi Gras permettaient non seulement de s’amuser, mais aussi de transgresser les interdits de l’ordre social. C’est ainsi que les pauvres pouvaient s’habiller en riches, les hommes s’habiller en femmes, et vice versa. On retrouve ces traditions dans certains carnavals encore à l’heure actuelle. Aussi si votre enfant vous réclame un déguisement qui vous parait être une inversion de la réalité, ne vous inquiétez pas, cela est tout à fait normal et en accord avec l’esprit du Mardi Gras !
Des crêpes à mardi gras
A mardi gras, la coutume veut que l’on mange des crêpes. On dit que cette tradition vient de la nécessité d’épuiser les réserves d’œufs et de beurre qui ne seront pas utilisées durant le carême. D’autres pâtisseries similaires, comme les beignets, les merveilles, les gaufres, peuvent également être préparées à l’occasion du mardi gras, le point commun de tous ces délices étant l’utilisation d’une pâte que l’on fait dorer ou frire.
Pour faire de bonnes crêpes
Toutes sortes de recettes de crêpes existent, la plupart donnant de bons résultats. Vous choisirez votre recette en fonction de l’utilisation que vous voulez faire de vos crêpes. Ainsi pour les faire sauter, il faut des crêpes fines et donc une pâte assez liquide. Pour les manger salées, il faut faire des galettes plus épaisses, en ajoutant de la farine de sarrasin par exemple. Lorsque l’on veut pouvoir faire tout un repas à base de crêpes, de l’entrée au dessert, il vaut mieux faire une pâte ni trop liquide, ni trop épaisse, et y ajouter à la fois du sel et un peu de sucre de façon à avoir un goût relativement neutre. Dans le cas des crêpes destinées au dessert, on peut relever le goût de la pâte avec un alcool fort comme l’armagnac ou le cognac, mais aussi avec une liqueur parfumée à l’orange. Toujours pour le dessert, la fleur de sureau récoltée à la campagne magnifiera vos crêpes et vos beignets. Il suffit de mettre dans la pâte la fleur tout juste cueillie, pour un délice à l’ancienne. Enfin, dans tous les cas, l’utilisation de bière à la place d’une partie du lait donnera à vos crêpes une légèreté bien agréable.
La recette du Haut Parleur : Les Beignets à la cannelle et à la fleur d’oranger
Pour le goûter ou accompagner le café, réalisez de bons « Sfinci di patate », ces délicieux beignets parfumés et sucrés…
Préparation: moins de 20 minutes (+ 2 h de repos)
Cuisson: 30 minutes
Ingrédients
250 g de pommes de terre à purée
250 g de farine
1 sachet de levure de boulanger
30 cl de lait
1 cuil. à soupe d’eau de fleur d’oranger
100 g de sucre
2 cuil. à café de cannelle moulue
1 pincée de sel
Huile de friture
Préparation
Pour 30 beignets :
1. Dans un petit bol, mélangez le sucre et la cannelle.
2. Pelez les pommes de terre, coupez-les en morceaux et faites-les cuire 15 min env. à l’eau bouillante. Écrasez-les en purée très fine.
3. Délayez la levure dans 1 cuil. à soupe d’eau tiède, puis ajoutez-la à la farine.
4. Dans un grand saladier, mélangez la purée, le lait, la farine additionnée de levure, l’eau de fleur d’oranger et le sel. Homogéneisez bien la pâte et laissez-la gonfler sous un linge propre à température ambiante pendant 2 h.
5. Faites chauffer l’huile de friture. Pendant ce temps, réalisez avec la paume des mains des boulettes de pâte de la taille d’une noix.
6. Plongez avec précaution les beignets, par fournée de 10, et laissez-les frire pendant 3 à 5 min, en les retournant, jusqu’à ce qu’ils soient bien dorés.
7. Prélevez-les à l’écumoire et déposez-les sur un papier absorbant. Roulez-les dans le mélange sucre/cannelle et servez-les tièdes ou froids, à l’heure du café ou du goûter.










