Montmorencéens, Le pouvoir en place vous a dit vous êtes riches, et …
Nous assistons à des actes tragiques de chômeurs en fin de droits ! Des hommes et des femmes en état de désespérance, pour sacrifier leur vie et leur famille.
Quels salaires pour les ministres cumulards du pouvoir en place ?
Des ministres censés ne pas cumuler
Les ministres doivent renoncer aux mandats exécutifs qu’ils peuvent détenir (maire, adjoint, président de conseil général ou régional entre autres). Cette mesure concernant la situation personnelle des ministres avait été prise par François Hollande. Mais alors qu’officiellement, tous les membres du gouvernement ont quitté leur fonction d’élu local, beaucoup cumulent sans en avoir l’air. Au total, vingt-cinq des 39 membres du gouvernement ont conservé une fonction dans leur ancien fief local, en tant que conseiller.
Entre 2.757 euros et 66 euros d’indemnités
Les ministres qui restent des conseillers dans leurs fiefs locaux peuvent choisir leurs salaires. C’est ce qu’indique Matignon, selon qui cette indemnité est établie à la libre appréciation des ministres, rapporte Le Nouvel Observateur. Sur les 25 ministres à exercer une activité de conseil local, treize estiment qu’elle mérite un salaire. Ils s’octroient une indemnité maximale de 2.757 euros, une limite imposée aux ministres par la loi sur la transparence financière de la vie politique. L’indemnité la moins élevée atteint quant à elle 66 euros. Mais ces rémunérations pourraient être supprimées. C’est ce que prône la commission Jospin, l’interdiction du cumul de la fonction de ministre avec tout type de mandat local.
Najat Vallaud-Belkacem, 2.757 euros
La porte-parole du gouvernement fait partie des treize ministres qui n’ont pas renoncé à leurs indemnités de conseillers municipaux. Pour son poste de conseillère municipale et communautaire de Lyon et celui de conseillère générale du Rhône, elle perçoit une indemnité de 2.757 euros par mois. D’autre part elle perçoit son salaire de ministre, qui s’élève à 9.440 euros bruts. Les ministres qui continuent à exercer des responsabilités au plan local le font en général pour préparer le futur. ‘La vie gouvernementale est très courte’, selon un conseiller, cité par Le Nouvel Observateur.
Marie-Arlette Carlotti, 2.757 euros
La ministre déléguée en charge des personnes handicapées perçoit 2.757 euros pour son rôle de conseillère locale. Plus précisément pour sa fonction de conseillère générale des Bouches-du-Rhône et de conseillère régionale de Provence-Alpes-Côte-d’Azur (Paca). Cette rémunération est complétée par son salaire de ministre déléguée, qui atteint 9.443 euros bruts.
La ministre des Sports occupe en parallèle un poste de conseillère municipale à Rouen. Une activité pour laquelle elle se verse une indemnité de 66 euros. Parmi les ministres qui se versent un salaire pour leur activité locale, c’est celle qui perçoit le moins. Deux autres ministres perçoivent des salaires minimes pour leur activité de conseiller local, Laurent Fabius (651 euros) et Kader Arif, ministre délégué chargé des Anciens combattants (700 euros). Enfin, trois ministres ont quitté toutes leurs missions locales, Cécile Duflot au conseil régional d’Ile-de-France, Dominique Bertinotti à la mairie du 4e arrondissement de Paris et Michèle Delaunay au conseil général de Gironde.
Le ministre des Affaires étrangères reçoit 651 euros pour son rôle de conseiller local, en plus de son salaire de ministre (9.440 euros bruts). Il reste donc conseiller municipal à Grand-Quevilly (Seine-Maritime), où il a été maire entre 1995 et 2000. Il est très bien implanté dans la région, où il a été conseiller régional, ainsi que conseiller de l’agglomération de Rouen.
Le ministre délégué à l’Économie sociale et solidaire occupe en parallèle un poste de conseiller régional d’Ile-de-France. Une fonction pour laquelle il s’accorde une rémunération de 2.200 euros. Sur les treize ministres qui se versent un salaire pour leur mandat de conseil local, dix s’autorisent un montant conséquent qui tourne autour de 2.000 euros. Ils augmentent de cette façon leur salaire mensuel de 20%.
La ministre des Affaires sociales et de la Santé est également conseillère générale d’Indre-et-Loire. Elle touche pour cette activité 2.126 euros mensuels. Marisol Touraine est bien implantée dans ce département, où elle a été élue députée dès 1997 à l’âge de 38 ans. D’autre part elle est présidente du Conseil général depuis 2011. Elle a dû renoncer à cette dernière activité en étant nommée ministre en mai 2012.
Marylise Lebranchu, 2.000 euros
La ministre de la Réforme de l’État est également conseillère régionale de Bretagne. Elle perçoit 2.000 euros bruts mensuels pour cette activité, en supplément de son salaire de ministre. La Bretagne est véritablement son fief électoral, elle a été élue conseillère municipale à Morlaix (Finistère) dès 1983, à l’âge de 29 ans.
Jean-Yves Le Drian, 2.236 euros
Le ministre de la Défense perçoit une indemnité de 2.236 euros pour son travail de conseiller régional de Bretagne. Ses collaborateurs précisent pourtant qu’il a quitté la présidence du conseil régional, mais pas la Bretagne, auquel il resterait attaché. Une stratégie visant à se faire réélire dans son fief, en cas d’un éventuel remaniement ministériel. Jean-Yves Le Drian a cependant dû démissionner de la présidence du conseil régional de Bretagne quand il a été nommé ministre en mai 2012.
Et vous , un salaire de ministre !













