Virus chinois : 40 millions d’habitants affectés par les mesures anti-épidémie … et moi et moi !

Coronavirus chinois (2019-nCoV) : symptômes, contagion, traitement…

Définition : qu’est-ce que le coronavirus chinois ?

Un mystérieux virus a fait son apparition en Chine au mois de décembre 2019, dans la ville de Wuhan, qui compte 11 millions d’habitants. Dans une notification d’urgence, le comité de santé municipal de la ville fait état d’une “série de patients atteints de pneumonie inexpliquée”. Une équipe d’experts de la National Health Commission (NHC) s’est rendue sur place en urgence, mardi 31 décembre, pour mener des travaux d’inspection et de vérification.

Le virus incriminé a été identifié par les experts comme un nouveau type de coronavirus, de la famille du SRAS (syndrome respiratoire aigu sévère). Ils l’ont baptisé 2019-nCoV.

Coronavirus chinois : les actus

[Mise à jour le 24 janvier 2020 ] Actuellement, 830 cas d’infection sont confirmés. De nombreuses personnes sont dans un état critique, et 26 sont décédées dans la province de Hubei.

Jeudi 23 janvier, à 10 h locales, la métropole de Wuhan a été placée en quarantaine. Le but : enrayer la propagation du virus. Plus aucun train ni avion ne doit quitter la ville. “Les habitants ne doivent pas quitter Wuhan sans raison spécifique”, indique le Quartier général chargé de la lutte contre l’épidémie au niveau municipal.

Peu de temps après, une deuxième ville est placée en quarantaine : Huanggang, située à 75 km de Wuhan. Le lendemain, 13 municipalités ont adopté des mesures de confinement. Au total, 40 millions de Chinois sont cloîtrés dans leurs villes.

Des cas ont déjà été déclarés dans 12 provinces de Chine continentale, ainsi qu’à Taïwan et Macao. Quatre autres pays ont signalé des cas importés : la Thaïlande, le Japon, la République de Corée et les États-Unis.

Chiffres : combien de cas ont été recensés ?

  • 30. C’est le nombre de personnes initialement contaminées, et placées en quarantaine au 31 décembre 2019, à Wuhan. À ce moment, l’Organisation Mondiale de la Santé est informée ; la cause de cette mystérieuse pneumonie est encore inconnue.
  • 830 personnes contaminées au 24 janvier 2020.
  • 26 morts ont été attribuées au virus 2019-nCoV, depuis son apparition.
  • 5 pays sont actuellement touchés par l’épidémie : Chine, Thaïlande, Japon, République de Corée, États-Unis. Des cas ont aussi été signalés dans les régions autonomes Macao et Hong-Kong.

Quels sont les symptômes du virus 2019-nCoV ?

Les symptômes les plus décrits sont ceux d’une infection respiratoire aiguë. D’autres formes plus sévères ont aussi été observées. Voici les signes d’alerte :

  • Fièvre,
  • Toux persistante,
  • Difficultés respiratoires,
  • Anomalies pulmonaires détectables radiologiquement.

Quelles sont les causes de l’épidémie de coronavirus ?

La plupart des patients frappés initialement par le virus sont des commerçants du Huanan Seafood Wholesale Market, un marché de gros local spécialisé dans les fruits de mer. Ce dernier a été fermé à la suite de l’épidémie, et devrait le rester tant que les autorités sanitaires poursuivent leur enquête.

En attendant d’en savoir plus, tous les patients ont été mis en quarantaine, et leurs proches sont sous surveillance médicale.

Coronavirus : quels sont les facteurs de risques ?

Nous ne pouvons pas encore, à ce jour, évaluer le degré de facilité avec laquelle le virus se transmet d’homme à homme. Néanmoins, avoir récemment voyagéen Chine, et plus particulièrement dans la province de Wuhan, vous rend particulièrement à risque, de même qu’avoir été en contact avec un patient contaminé.

Quelles sont les personnes à risque face à cette pneumonie virale ?

Selon les dernières informations de Santé Publique France, les personnes à risque d’être contaminées par le coronavirus 2019-nCoV sont celles :

  • Ayant voyagé ou séjourné dans la ville de Wuhan en Chine ;
  • Ayant eu un contact étroit avec un cas confirmé d’infection au nCoV, pendant que ce dernier était symptomatique ;
  • Ayant travaillé ou ayant séjourné dans un hôpital dans lequel un cas d’infection au nCoV a été confirmé ;
  • Ayant visité ou travaillé dans un marché d’animaux vivants à Wuhan, en Chine.

Coronavirus 2019-nCoV : combien de temps dure la maladie ?

Sa durée d’incubation n’est pas encore connue avec certitude. Les médecins l’estiment entre 5 et 14 jours – qui correspond à celle du coronavirus SARS. La durée de la maladie est encore incertaine.

Quels sont les risques de contagion au coronavirus ?

Après des premiers tests de laboratoire, qui n’ont révélé “aucune transmission apparente d’homme à homme”, des experts ont finalement découvert que le virus pouvait bien être transmis entre humains. En effet, des cas de transmission entre personnes d’une même famille ont été recensés, de même que des contaminations de patients à soignants.

Un communiqué du National Health Commission of the People’s Republic of China, publié le 22 janvier 2020, précise : “les experts en santé conviennent qu’il existe une possibilité de mutation du virus”, ce qui pourrait accélérer sa propagation.

Les premières transmissions ont pu se faire par les animaux

Outre les fruits de mer, le marché de Huanan où travaillaient les premières personnes infectées par le virus mystère vend également des oiseaux, des serpents, des lapins ainsi que leurs organes internes. La source première de cette épidémie pourrait donc bien être les animaux.

Selon Yuen Kwok-young, microbiologiste à l’Université de Hong-Kong, “il y a des chances que le virus ait été transmis des animaux aux humains”. L’expert reconnaît également qu’il existe des similitudes entre le virus actuel et le SRAS, mais invite la population à ne pas paniquer.

DES CHAUVE-SOURIS AUX SERPENTS AUX HUMAINS

Depuis les débuts de l’épidémie, l’hypothèse principale est que tout a commencé dans un marché à Wuhan, dans lequel on trouve différents types d’animaux sauvages vivants. Les premiers cas avaient tous en commun d’être passés en premier lieu par ce marché. Avant que la transmission interhumaine n’apparaisse par mutation, il semble assez évident que le virus est d’abord passé d’un animal vers des humains.

Les chercheurs de l’étude publiée dans Journal of Medical Virology ont procédé à une analyse exhaustive de la séquence génétique du virus afin de la comparer avec les autres types de coronavirus présents chez des animaux présents à ce marché — chauve-souris, oiseaux, serpents, marmottes. Leur conclusion : le génome provient des coronavirus SARS présents chez les chauve-souris, mais après une mutation supplémentaire.

DES PROTÉINES APPARTENANT À DES SERPENTS

La synthèse du code génétique de nCov montre en effet que des protéines appartiennent à celles que l’on retrouve plutôt chez les serpents. L’enchaînement prend alors de la cohérence, car les serpents sont des prédateurs de chauve-souris. En l’occurrence, il est plus précisément question de deux espèces : Bungarus multicinctus(Bongare rayé) et Naja atra (Cobra chinois). De fait, il semblerait que le coronavirus ait d’abord été l’objet d’une première mutation en contaminant des serpents, lui permettant d’infecter des humains — soit grâce à la première mutation, soit grâce à une seconde mutation.

Qui, Quand consulter en cas de suspicion de contamination ?

Si vous présentez les signes d’un état grippal ou d’une infection pulmonaire, la première chose est de consulter votre médecin traitant. Ce dernier commencera par vous poser des questions sur votre état de santé, avant de vous ausculter. S’il le juge nécessaire, il vous orientera vers le Centre National de Référence des virus des infections respiratoires

Quelles complications peut entraîner le virus 2019-nCoV ?

Chez les personnes âgées et les patients immunodéprimés, la maladie peut prendre une forme plus grave, et entraîner une insuffisance respiratoire ou des complications cardiaques, explique la Commission municipale de l’hygiène et de la santé de Wuhan sur son site Internet. Ce coronavirus peut également entraîner la mort du patient.

Coronavirus chinois : quels examens et analyses ?

Dans un document intitulé “Définition de cas Wuhan”, Santé Publique France explique qu’un prélèvement indiquant la présence du nCoV permet de confirmer le diagnostic.

“En l’absence actuelle d’un test diagnostic de type RT-PCR spécifique du nCoV, la confirmation du cas se fera au CNR des virus des infections respiratoires, dont la grippe, par une RT-PCR confirmant l’infection par un coronavirus et en procédant par comparaison avec la séquence publiée du nCoV”, précise l’agence de santé.

DES PROTÉINES APPARTENANT À DES SERPENTS

La synthèse du code génétique de nCov montre en effet que des protéines appartiennent à celles que l’on retrouve plutôt chez les serpents. L’enchaînement prend alors de la cohérence, car les serpents sont des prédateurs de chauve-souris. En l’occurrence, il est plus précisément question de deux espèces : Bungarus multicinctus(Bongare rayé) et Naja atra (Cobra chinois). De fait, il semblerait que le coronavirus ait d’abord été l’objet d’une première mutation en contaminant des serpents, lui permettant d’infecter des humains — soit grâce à la première mutation, soit grâce à une seconde mutation.

LE PROFILAGE DU VIRUS AVANCE BIEN

La mutation du coronavirus originel, qui infectait les chauve-souris, est une « recombinaison cellulaire » de certaines de ses protéines lui servant à s’accrocher aux récepteurs des cellules hôtes. Ce sont donc des protéines clés de l’infection, car ce sont elles qui permettent au coronavirus d’entrer dans un certain type de cellules pour infecter son hôte. Cela a donc du sens qu’une mutation sur ce versant de son code génétique ait été la cause de sa capacité à passer d’espèce en espèce, chez les serpents puis chez les humains.

Quel est le traitement du virus chinois ?

À ce jour, il n’existe pas encore de traitement contre 2019-nCoV. Dans la mesure où il s’agit d’une forme de coronavirus encore inconnue, les scientifiques doivent en apprendre davantage sur lui, pour pouvoir mettre au point un traitement. Ce dernier est donc, pour l’instant, symptomatique.

« Cela dit, la famille des Coronavirus est très grande et à ce jour on ne dispose d’aucun traitement efficace contre un coronavirus quelconque : ce n’est pas du tout gagné. En revanche, il sera peut-être possible de préparer un vaccin« , précise le Dr Stéphane Gayet, infectiologue hygiéniste au CHRU de Strasbourg.

Quelles mesures de prévention appliquer ?

Depuis l’annonce de cette épidémie soudaine, de nombreuses personnes ont craint un retour du syndrome respiratoire aigu sévère. Cette maladie très contagieuse avait causé 774 décès entre le 1er novembre 2002 et le 31 août 2003.

Quelle prévention à l’échelle nationale, en France ?

En France, “plus de 100 vols arrivent chaque jour de Chine, dans 12 aéroports”, rappelle la ministre de la Santé Agnès Buzyn. Pourtant, aucun contrôle des passagers n’est, à ce jour, effectué.

“Un dispositif de surveillance renforcée destiné à détecter d’éventuels cas importés” a néanmoins été mis en place, selon Santé Publique France. Des documents expliquant la définition de cas et la conduite à tenir en cas de suspicion de contamination ont été mis à disposition des professionnels de santé.

Des conseils aux voyageurs sont affichés dans les terminaux accueillant des voyageurs qui se rendent en Chine : ne pas manger de viande crue, ne pas toucher les animaux, se laver les mains régulièrement…

Les mesures adoptées par les autres pays

Les autorités de Hong-Kong, qui se situe à environ quatre heures de train de Wuhan, ont placé la ville en état d’alerte dès l’annonce des premiers cas, et renforcé le contrôle aux frontières. Les hôpitaux locaux se sont activement préparés à un potentiel retour de l’épidémie. Les contrôles ont été renforcés dans les aéroports, de même qu’en Thaïlande et au Japon.

Aux États-Unis, une centaine d’agents prennent la température des voyageurs en provenance de Wuhan, dans les aéroports de San Francisco, Los Angeles et New-York, afin de filtrer d’éventuelles personnes contaminées. Les vols en provenance de Wuhan sont limités.

Le 23 janvier, à 10 h locales, la métropole de Wuhan a été placée en quarantaine. Plus aucun train ni avion ne doit quitter la ville ; les habitants ne peuvent en sortir sans raison spécifique. Peu après, Huanggang, située à 75 km de là, est également placée en quarantaine. Dans une infographie, la NHC recommande à la population chinoise de porter un masque à l’extérieur, pour éviter toute contamination.

Coronavirus chinois : sites d’informations et associations

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Un commentaire pour Virus chinois : 40 millions d’habitants affectés par les mesures anti-épidémie … et moi et moi !

  1. philippe.laporte95@free.fr dit :

    Attention ⚠️ Nouvelle adresse mail philippe.laporte95@orange.fr

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